blogs.fr: Blog multimédia 100% facile et gratuit

carrierre

Blog multimédia 100% facile et gratuit

 

BLOGS

Blog dans la catégorie :
Actualités

 

Statistiques

 




Signaler un contenu illicite

 

carrierre

Le 14/01/2014

Voici le contenu de mon dossier de V.A.E. réussit à Poitiers, livret deux je crois.



 


V.A.E. D’Aide Soignant
par
Carrièrre Philippe
V.A.E. Livret 2  entrant dans le cadre de l'obtention du
D.E. A-S
Agence de services et de paiement
Unité Nationale VAE – Service Livret 2
15 Rue Léon Walras – CS 70902
87017 LIMOGES CEDEX 1
 
 
 

 
Rapprochement Sommaire
Votre Intitulé   Ce document
Parcours professionnel (Pg. 5) Curriculum Vitae (Pg.3) CV
Détail des activités réalisées (Pg. 7) Page 4 DEA
Activités bénévoles (Pg.9) Page 13 VAB
Votre parcours de formation (Pg. 10) Page 14 VPDF
Votre projet (Pg.11) Page  24 VP
1- Description de votre expérience et de vos acquis professionnels Page 25  DDVEDVAP
2- Votre expérience d’observation et de mesure de l’état d’une personne. Page 31 VEDOEDMDEDUP
3 – Votre expérience de réalisation de soins dans un contexte médicalisé Page 35 VEDRDSDUCM
4- Votre expérience de l'installation et de mobilisation des personnes Page 40  VEDLIEDMDP
5 - Votre expérience de communication auprès des personnes soignées ou aidées : 
 
Page 44  VEDCADPSOA
6 –  Votre expérience des locaux et du matériel Page 46  VEDLEDM
7 - Votre expérience de recherche et de transmission d'informations pour assurer la continuité des soins. Page 48     VEDREDTDIPALCDS
     
8 – Votre expérience d’organisation de votre propre travail au sein d’une équipe.
 
Page 49 VEDODVPTASDUE
     
9 – Documents annexes   Page   DA
 

 
Votre parcours professionnel
  1. Présenter l’ensemble de votre parcours professionnel.
Inscrivez chacun des emplois (suffisamment significatifs) que vous avez occupés jusqu’à ce jours, y compris celui que vous occupez actuellement.
 
Les emplois que vous allez indiquer peuvent être ou non en rapport avec votre demande de validation des acquis de l’expérience.
Emploi occupé (intitulé de votre fonction) Période d’emploi et durée en années
  •  
  •  
  •  
  •  
Précisez vos principales activités dans cet emploi.
Vous pouvez aussi préciser auprès de quel public (enfant malades, handicapés, …)
Hope Network 5 USA Je devais assurer la sécurité physique et le bien être des résidents dont j’avais la charge.  Traumatisés Cérébro Crâniens, adulte, mobiles et handicapés.
Instituteur Remplaçant ½ USA Cours de Français et de mathématiques.
Administrateur Réseaux 2 UNIOPSS
PARIS
Cadre, Assistance informatique, développement, Web Master, divers projets informatiques, maintenance des ordinateurs.
Employé de banque 3 Banque Hervet
Paris
Coursier, Caissier, Service des Effets de Commerces.
       
       

Philippe CARRIERRE
1, rue du maréchal de Lattre de Tassigny
1 Résidence Rond Point                                           
17300 ROCHEFOR T                                                      
' 09 50 13 76 91
     06 21 82 05 34
Né le 1er juin 1957- 55 ans
Célibataire  - Permis B avec véhicule
pcarrierre@yahoo.ca
 
AIDE SOIGNANT
 
COMPÉTENCES
 
·        Travail auprès de traumatisés cérébraux
·        Gestion de la prise de médicaments
·        Encadrement de la vie quotidienne des résidents
·        Entretien des locaux
·        Transport des résidents                                                          
·        Formation de technicien rayons X
·        Ecoute, liens avec les familles
·        Veille au bien-être des résidents
·        Gestion financière des fonds des résidents
·        Maîtrise des systèmes informatiques
 
FORMATION
 
2009                Formation aux rayons X
                        Interne (6 mois) au North Ottawa Community Hospital - USA
 
2007                Diplôme AIDE SOIGNANT (USA)
 
1998                Licence en Système Informatique
                        Aquinas - Grand Rapids Michigan
 
EXPERIENCE PROFESSIONNELLE
 
2012                             ASH Hôpital de Rochefort
                                    Employé Libre-Service
                                   
2006/2011                     AIDE SOIGNANT
                                    Hope Network - USA
                                    Service des traumatisés cérébraux
                                   
2004/2003                     MANUTENTIONNAIRE
                                    Fedex - USA
                                   
2001/2003                     INSTITUTEUR REMPLAÇANT
                                    Maths et Français - USA
                                   
1999/2001                     ADMINISTRATEUR RESEAU
                                    UNIOPSS - Paris
 

 
 
Electrodes pour réanimer, Bouche à Bouche, Diabète: Injection et test
 
Pour l’emploi ou les deux emplois les plus importants par rapport au diplôme d’aide-soignant, détaillez les activés réalisées :
Emploi 1
  • Emploi occupé :
    • Instructeur pour l’autonomie / Aide Soignant
  • Le service dans lequel vous avez travaillé :
    • Réhabilitation
  • Quelles étaient vos principales activité dans cet emploi ? (Par exemple, que faisiez-vous dans une journée ?)
    • Je devais assurer la sécurité physique et le bien être des résidents dont j’avais la charge, que ce soit dans le cadre d’activité structurées ou pas.  Pour ce faire je devais :
    •  Observer les déplacements des résidents ou connaître l’endroit où ils se trouvent.
    • Vérifier la qualité des visiteurs    .  Certains ont un droit de visite, peuvent même emmener un résident dehors ou rester isolé dans la chambre du résident, d’autres ont des droits plus limités qui impliquent aussi une surveillance de ma part et le rappel des restrictions.
    •  En cas de problème de santé, j’intervenais aussi rapidement et efficacement que possible et m’aidant de la charte des soins médicaux possible pour le résident, laquelle contient ses allergies et médicaments proscrits comme ceux recommandés dans différents cas de malaises.  Des procédures sont établies pour différents cas de malaise : Contacts à effectuer, hôpitaux disponibles.  Aussi, je pouvais contacter une infirmière pour appliquer des soins convenable, documenter le problème de santé et sa résolution au fil du temps, par exemple après une demi-heure, puis après 1 heure, 2 heures, 4 heures ; Selon les types d’incidents.  S’il s’agissait d’un évènement plus grave, je pouvais aller directement aux urgences de l’hôpital le plus proche après avoir alerté ma hiérarchie et pris les documents de santé du résident avec moi pour la visite aux urgences.  Bien sûr après cela il y avait un souci de documenter et l’évènement qui a conduit le résident aux urgences, ce qui s’y est passé, le comportement du résident, le délai d’attente, les soins prodigués, auscultations, recommandations et explications du médecin sur la possible cause de cette urgence, des soins à apporter. Eventuellement modifier le cahier contenant la liste et les heures de prise de médicament, signer et dater ces modifications, indiquer leur durée et fréquence. Assurer que cet événement sera communiqué aux autre membres et équipes qui viendront me relever.  Particulièrement s’il y a des gestes spécifiques aux soins, il faut s’assurer qu’ils seront proprement transmis d’une équipe à l’autre.  Un dessin, une description indiquant la taille, l’endroit du corps, l’aspect, voir une photo de la blessure afin de mieux surveiller son évolution dans le temps sont nécessaires.  Dans de tels moments il est fréquent de dépasser ses horaires normaux de travail.
    • Prodiguer des soins aux résidents incapables d’accomplir ces tâches indépendamment telles que mais non limité :
    •   Bains, hygiène de bouche, soins de la peau, toilette, programme de vessie, colons, alimentation par tube gastrique, injections et test pour les diabétiques, anus artificiel, cheveux, habillage, maquillage, rasage, position dans le lit, lavage dans le lit, transferts, prise des médicaments, exercices de mobilité pour les muscles et jointures, et plus encore si nécessaire.  Je reçois une formation adapté aux besoins du résident dont j’ai la charge.
    • Développer et maintenir une attitude thérapeutique appropriée au travers de l’application de programmes individualisés.  En respectant les règles, contraintes et routines de ces programmes et de celles de la résidence dont les résidents font partie.  Aussi, veiller à développer des relations appropriés avec les membres de la famille, les mais, les visiteurs approuvés.  Si possible établir un climat de confiance et de coopération entre moi, le résident et sa famille ou ce qui en tient lieu.
    • Atteindre les objectifs fixés par l’équipe pluridisciplinaire en utilisant les méthodes, moyens et instructions développées par elle-même avec le concours du résident et de mes observations.
    •   Apporter aide et surveiller le respect des procédures (répétitions, position lors d’exercices physiques).  Encourager le résident dans ses activités quotidiennes et dans ses efforts.  Documenter.
    •   Appliquer les plans personnalisés de comportement développés par le psychologue et auxquels le résident avait donné son accord.  L’encourager à suivre ses plans, à lui faire comprendre qu’il est part, acteur de sa guérison et doit agir pour gagner plus d’autonomie. Documenter.
    •   Initier des activités sociales et récréatives favorisant l’interaction entre résidents volontaires : Jeux de société, participation à la cuisine, aux tâches ménagères, à l’entretien de l’espace commun.  Promouvoir une attitude positive, essayer d’intégrer les résidents dans la limite de leur capacité afin qu’ils se sentent activement partie non seulement de leur thérapie mais en tant qu’hommes et femmes, de leur collectivité de fait. Documenter.
    •   Promouvoir des activités cognitives en utilisant des jeux tels que rébus, échecs, dames, jeux de cartes, mots fléchés, et tout autre livret de jeux type sept erreurs etc…  Commenter des articles de journaux, des bandes dessinées.  Les faire travailler à des réalisations simples type album photos, collages, pâte à modeler, Légo et surtout jeux vidéos dans lesquels le corps doit bouger.  Documenter.
    •   Être sûr de transmettre avec objectivité et précision les observations quant aux réactions du résident pendant mon service : Comportement, interactions, incidents ; Afin d’alerter l’équipe suivante sur tout comportement qui pourrait amener à alerter le psychologue et aussi dans le souci d’éviter des tensions entre résidents ou de trop pousser un résident vers ses limites. En cas d’incident, compléter un rapport d’incident, le noter sur la documentation du résident, celle inter-équipe, informer le psychologue. Documenter les feuilles  spécifiques concernant le résident et sa thérapie.  Suivre les procédures adaptées pour chaque cas et pour chaque résident.
    • Communiquer (dans le respect du secret médical) et inscrire les inquiétudes relatives à la santé du résident.  Administrer et documenter les traitements prescrits, incluant les injections sous cutanées, et les traitements tels qu’ils ont été prescrits par le médecin et les infirmiers.  Par exemple si un résident refuse de prendre ses médicaments, s’il y a une réaction adverse, des effets secondaires tels que : Trouble de l’équilibre, fatigue, agitation, inflammation, boutons, et autres.  Aussi, si les médicaments sont bien administrés au temps prescrit, sinon documenter la raison.  Aussi, si un résident se plaint de maux : fièvre, mal de tête, perte d’appétit, gain de poids, tension, sueurs froides, problème de sommeil, irritations cutanés, perte du sens du temps, de l’heure et autres symptômes.
    •   Vérifier la quantité restante de médicaments pour les résidents, spécialement en fin de mois, date de renouvellement des ordonnances. Vérifier que les ordonnances, les médicaments et le « Medication Administration Record » classeur des médicaments – livret de soin des résidents.  Vérifier la quantité, la route, la fréquence, le nom, le temps de prise, s’il n’y a pas de réaction allergique ou de contre-indication pour ce patient.  Respecter les procédures, un médicament qui tombe par terre doit-être jeté, et les procédures pour une injection : désinfection, type de seringue, angle de pénétration etc…Être sûr d’utiliser des instruments stériles pour les prise de température dans l’oreille, désinfecter les instruments ayant servis avant et après leur utilisation sur un malade, même un couple ongle.  Utiliser des gants pour éviter de propager des infections.  Jeter les gobelets et autres récipients servant à la prise de médicaments.
    • Veiller à ce que la documentation soit bien remplie pour chaque résident : Rapports individuels, carnets de bord, rapports de santé, liste de poids, plans comportementaux, routines, exercices physiques et toute autre documentation établie par l’équipe soignante.
    • Faire participer et assister les individus aux activités de la maison et de la communauté en conjonctions avec les emplois du temps établis.  Par exemple, nettoyage des zones communes, jardinage, sortie dans le voisinage, vide grenier, sortie dans un parc, un musée, un restaurant, un théâtre.
    • Effectuer les tâches assigné pour l’entretien de la maison, la cuisine, les chambres des résident incapacités, contrôler celles des résidents valides, vérifier le bon fonctionnement et la sécurité des instruments de cuisines, four, robots ménager, chauffe plats etc…  Reporter à la maintenance les besoins de réparation.  Nettoyer et aseptiser les poignées de porte, téléphone.  Vérifier qu’il n’y a pas d’insectes : Fourmies, araignées et autres.  Dégager le verglas ou la neige et vérifier que les issues de secours sont dégagées et peuvent-être utilisées à n’importe quel moment.  Faire des exercices d’évacuation, connaître les procédures en cas de coupure de courant, d’incendie, tornade ou autre catastrophe naturelle.  Aussi, vérifier les comptes cash des résidents qui sont à notre responsabilité, que les justificatifs et factures soient bien liés aux dépenses et aux entrées.
    • Participer aux réunions du personnel, à la création d’équipes, suivre les formations (réanimation cardiaque avec électrodes, bouche à bouche, techniques d’immobilisations, de désescalade de la colère …) se tenir à jour des procédures, des dossiers médicaux des résidents.  Chercher avec les autres membres de l’équipe des idées de sorties pour les résidents, comme tout autres source afin d’éviter la monotonie.  Être attentif à la formation de nouveaux membres, ne pas les submerger dans les détails des procédures mais les inclure petit à petit afin qu’ils maîtrisent les dossiers et us et coutumes des résidents, emploi du temps, procédures.
    •   Assurer l’entretien léger des véhicules de transport, les procédures pour handicapés, la mise à jour du carnet de bord, celle des révisions, nettoyer le véhicule si besoin.  Connaître les procédures en cas de panne, où et comment faire le plein, vérifier les niveaux.
    •   Promouvoir une attitude positive au sein du personnel, avoir une éthique qui motive les autres membres de l’équipe à participer de façon efficace et optimale.  Alerter le personnel de supervision en cas de situation qui pourraient nécessiter une investigation.
    •   Participer à la formation et à l’orientation de nouveaux membres du personnel, de volontaires, de visiteurs, d’internes.
  • Vos activités ont-elles évolué en cours d’emploi ?
    • J’ai suivis des formations afin de mieux comprendre les limitations cognitives des accidentés crâniens (Traumanisme Crânio-Cérebral)
    • Les atteintes au niveau physique les plus apparentes sont les atteintes à la motricité et les pertes sensorielles: la paralysie (totale ou partielle), la perte d'équilibre, les mouvements involontaires et/ou difficulté de coordination des membres, troubles visuels, de l'ouïe, de l'odorat et/ou du toucher ainsi que des troubles d'élocution.
    • Les perturbations au niveau cognitif touchent plusieurs facettes de la vie d'une victime de TCC. L'apprentissage, l'attention, la mémoire, la concentration, la communication, la compréhension et l'expression sont des domaines qui peuvent être atteints.
    • Des séquelles s'observent également au niveau comportemental. En effet, un changement de caractère (agressivité, irritabilité, désinhibition, etc.) ainsi que des variations d'humeur, une diminution du contrôle émotif et une attitude dépressive peuvent être observées. Souvent, alors même que les séquelles physiques ou celles des fonctions cognitives se sont résorbées en grande partie, les changements de comportement persistent plus longtemps.
    • Par ailleurs, une atteinte physique constitue un handicap visible. Il est généralement plus facile à objectiver qu’une atteinte cognitive ou comportementale (handicap invisible) raison pour laquelle la victime peut avoir une apparence « normale » laissant penser qu’elle n’a aucune atteinte.
    • Les atteintes au niveau physique les plus apparentes sont les atteintes à la motricité et les pertes sensorielles: la paralysie (totale ou partielle), la perte d'équilibre, les mouvements involontaires et/ou difficulté de coordination des membres, troubles visuels, de  l'ouïe, de l'odorat et/ou du toucher ainsi que des troubles d'élocution.
    • Les perturbations au niveau cognitif touchent plusieurs facettes de la vie d'une victime de TCC. L'apprentissage, l'attention, la mémoire, la concentration, la communication, la compréhension et l'expression sont des domaines qui peuvent être atteints.
    • Des séquelles s'observent également au niveau comportemental. En effet, un changement de caractère (agressivité, irritabilité, désinhibition, etc.) ainsi que des variations d'humeur, une diminution du contrôle émotif et une attitude dépressive peuvent être observées. Souvent, alors même que les séquelles physiques ou celles des fonctions cognitives se sont résorbées en grande partie, les changements de comportement persistent plus longtemps.
    • Par ailleurs, une atteinte physique constitue un handicap visible. Il est généralement plus facile à objectiver qu’une atteinte cognitive ou comportementale (handicap invisible) raison pour laquelle la victime de TCC peut avoir une apparence « normale » laissant penser qu’elle n’a aucune atteinte.
    • Quel que soit la gravité du TCC, chaque victime représente un cas unique. Les répercussions  d’un TCC dans la vie d’un individu ne sont jamais les mêmes.
  • Quelles personnes avez-vous soignées ? (personnes dépendantes ou semi-autonomes, personnes âgées, enfants, personnes malades, …)    
    • Parmi les résidents des différents établissements dans lesquels j’ai été employé il y avait des jeunes femmes d’une vingtaine d’années une trentenaire.  Chacune souffrant de maux différents.  La trentenaire n’avait plus de jambe, avait un anus artificiel ainsi qu’un tube cathéter et ses problèmes cognitifs allaient de la perception du temps à un besoin maladif d’attention.  Une autre était autonome mais pas avec ses médicaments car ses problèmes cognitifs étaient liés à l’abus de substances.  La plus jeune avait des problèmes d’ordres affectifs, de mobilité réduite avec une paralysie cérébrale affectant sa coordination musculaire, sa capacité à apprendre et retenir ainsi qu’un tempérament impulsif.  Une autre trentenaire diabétique devait être suivie attentivement pour doser ses injections et aussi pour son régime alimentaire.  Elle, comme tous les résidents, avait aussi un plan personnalisé de conduite lui imposant certaines contrainte (nourriture sucrée, cigarettes, jeux vidéo, hygiène …).  Ceci ayant pour but de leur permettre de maîtriser leurs impulsions, de mieux contrôler leur emploi du temps, bref, de les mettre sur la voie de l’indépendance.  La plupart des femmes TCC étaient assez peu inhibées sexuellement et il fallait être attentif pour éviter des équivoques.  Parmi les hommes, quatre étaient en chaise roulante avec des problèmes cognitifs d’attention au temps, d’impulsivités et pour l’un des tendances compulsives qui l’on conduit à être listé comme prédateur sexuel.  Les jeunes hommes étaient plus mobiles, agressifs les uns envers les autres, caractériels pour certains et fréquemment devaient être rappelés à l’ordre quant à leur vocabulaire, temps pour certaine activités (nettoyage, détente, sport, ..).  J’ai passé peu de temps avec des personnes âgées qu’il fallait assister pour se nourrir et se laver pendant ma formation comme aide-soignant aux USA.  
      Vos activités bénévoles
Présentez les fonctions bénévoles que vous avez éventuellement exercées, y compris celle(s) que vous exercez actuellement.
Ces fonctions peuvent être ou non en rapport avec votre demande de validation des acquis de l’expérience.
Fonction ou activité exercée Temps hebdomadaire consacré et durée total de l’activité Association ou structure :
Nom
Adresse
Activité
Décrivez le contenu de cette ou ces activités bénévoles.
Vous pouvez aussi préciser auprès d quel public (personnes dépendantes ou semi autonomes, personnes âgées, enfants, …)
Coordinateur messagerie électronique. 
Collecte des sujets de discutions. 
Participation aux discutions
4H par semaine
2H de réunion
Al Anon « Le Cordouan »
61 Bis rue Paul Doumer - 17200 ROYAN
Réunions autour de thèmes de personnes vivants ou ayant vécus avec un alcoolique.
Membre actif 3H par semaine
2H de réunion du bureau
A.R.U.C.H.
Association des Représentants des Usagers
Centre Hospitalier de Rochefort
1 avenue de Béligon
17301 Rochefort Cedex
« Faire vivre les droits des patients »
Représenter, conseiller, orienter et soutenir les usagers de l’hôpital de Rochefort Participer à une recherche qualité.
 

 
Votre parcours de formation
1 –Formation initiale :
  • Diplôme(s) préparé(s) :
  • Diplôme(s)obtenu(s) :
(joindre attestation)
 
2 – Formation par apprentissage :
  • Diplôme(s) préparé(s) :
  • Diplôme(s)obtenu(s) :
(joindre attestation)
 
3 – Formation professionnelle continue :
(Il s’agit de tous types d’actions de formation professionnelle continue)
Intitulé de la formation Année ou période, durée totale en heures Contenu de la formation
Indiquez si vous avez obtenu une attestation, un certificat ou un diplôme.
  •  
Positionnement Rayons X 2009, 2 ans Exposition et positionnement d’un patient en salle de radiologie
Anatomie et Physiologie humaine 2005-6, 1 an Structure et fonctionnement du corps.
Formation d’aide-soignant 2005, 80Hrs Comment aider des patients dans leurs activités quotidiennes, les soins à leur donner.
Attestation d’Aide-Soignant de l’état du Michigan 2007-2013, 2 ans Diplôme renouvelable tous les 2 ans
Première année de maîtrise en systèmes informatiques 1998, 1an Etude des réseaux, stockage, archivage, classification d’informations,  et de langages de programmation.
License en systèmes informatiques 1992-1997, 5 ans Etudes générales avec une spécialisation sur l’informatique.
 

 
 
Report Results
 
 
 
 
Unofficial Transcript
 
 
Grand Rapids Community College
 
 
143 Bostwick NE
 
 
Grand Rapids, MI 49503
 
 
United States
 
 
Name      :  Philippe Carrierre
 
 
Student ID:  0074230
 
 
Birthdate :  1957-06-01
 
 
Sex       :  Male
 
 
Address   :  18 Benjamin Ave SE
 
 
             Grand Rapids, MI 49506
 
 
             United States
 
 
                  - - - - -   Academic Program History   - - - - -
 
 
Program     :  Degree Seeking
 
 
1992-01-01  :  Active in Program
 
 
               1992-01-01 : Foreign Lang, Trf-202 Major
 
 
2004-09-22  :  Active in Program
 
 
               2004-09-22 : Radiological Tech Incomp-325 Major
 
 
2006-01-04  :  Active in Program
 
 
               2006-01-04 : Rt - Ready-335 Major
 
 
2008-05-05  :  Active in Program
 
 
               2008-05-05 : Radiologic Tech-305 Major
 
 
Print Date   :  2010-02-08
 
 
                      - - - - -   Transfer Credits   - - - - -
 
 
Transfer Credit from Aquinas College
 
 
Applied Toward Degree Seeking Program
 
 
 
 
 
                                      2008 Fall
 
 
EN        101       English Composition-1             3.00     3.00 T
 
 
PS        110       Survey of American Government     3.00     3.00 T
 
 
PY        201       General Psychology                3.00     3.00 T
 
 
WE        999       Physical Education Elective       1.00     1.00 T
 
Course Trans GPA:     0.000  Transfer Totals :     10.00    10.00          0.000
 
 
 
 
 
 
 
 
             - - - - -   Beginning of Semester Credit Record   - - - -
 
 
                                  1997 Early Summer
 
 
Session  : Regular Academic Session
 
 
MA        215       Statistics           4.00     4.00 C+       9.332
 
 
MA        255       Calculus 3           4.00     0.00 W
 
 
TERM GPA :     2.333      TERM TOTALS :      8.00     4.00          9.332
 
 
CUM  GPA :     2.333      CUM  TOTALS :      8.00     4.00          9.332
 
 
                             2005 Winter
 
 
Session  : Regular Academic Session
 
 
BI        121       Human Anatomy and Physiology-1    4.00     4.00 C        8.000
 
 
TERM GPA :     2.000      TERM TOTALS :      4.00     4.00          8.000
 
 
CUM  GPA :     2.167      CUM  TOTALS :     12.00     8.00         17.332
 
 
                              2005 Fall
 
 
Session  : Regular Academic Session
 
 
BI        122       Human Anatomy and Physiology 2    4.00     4.00 C        8.000
 
 
TERM GPA :     2.000      TERM TOTALS :      4.00     4.00          8.000
 
 
CUM  GPA :     2.111      CUM  TOTALS :     16.00    12.00         25.332
 
 
                             2008 Fall
 
 
Session  : Regular Academic Session
 
 
RT        100       Orientation to Health Care        2.00     2.00 A-       7.340
 
 
RT        110       Radiographic Positioning-1        4.00     4.00 B+      13.320
 
 
RT        111       Radiographic Exposure-1           3.00     3.00 A-      11.010
 
 
TERM GPA :     3.519      TERM TOTALS :      9.00     9.00         31.670
 
CUM  GPA :     2.714      CUM  TOTALS :     25.00    31.00         57.002
 
 
                    Dean's List
 
 
                    Academic Good Standing
 
 
 
 
                            2009 Winter
 
 
Session  : Regular Academic Session
 
 
RT        112       Radiographic Positioning-2        4.00     4.00 B       12.000
 
 
RT        113       Radiographic Exposure-2           3.00     3.00 A       12.000
 
 
RT        130       Clin Practicum in Rad Tech 1      3.00     3.00 C        6.000
 
 
TERM GPA :     3.000      TERM TOTALS :     10.00    10.00         30.000
 
CUM  GPA :     2.807      CUM  TOTALS :     35.00    41.00         87.002
 
 
                    Academic Good Standing
 
 
 
                            2009 Summer
 
 
Session  : Regular Academic Session
 
 
RT        131       Clin Practicum in Rad Tech 2      4.00     0.00 WF
 
 
TERM GPA :     0.000      TERM TOTALS :      4.00     0.00          0.000
 
CUM  GPA :     2.807      CUM  TOTALS :     39.00    41.00         87.002
 
 
                    Academic Good Standing
 
 
Semester Credit Career Totals
 
 
CUM  GPA :     2.807      CUM  TOTALS :     39.00    41.00         87.002

 

 
 




 

 
 
 



 





 



 
 
 
 
Votre projet
 
Quelles sont les motivations qui vous conduisent à demander la validation de vos acquis pour l’obtention du diplôme d’Etat d’aide-soignant ?
 
Ayant eu un parcours professionnel assez diversifié, j’ai passé environs cinq ans à m’occuper de résidents adultes dans un centre spécialisé de réhabilitation dont le but est de rendre aussi autonome que possible ces résidents.  Certain vont vers une vie en appartement dans un complexe spécialisé où leur vie s’apparente à la nôtre.  D’autres restent de longues années dans ce centre voire, pour certain,  retournent au  centre duquel ils étaient venus.
 
Ce métier de contact humain, où la personnalité de chaque individu est la principale caractéristique car nous voyons comment le patient répond au contact des divers aides-soignants et comment sa personnalité évolue au fils des mois, ce métier a été une révélation pour moi car j’ai appris beaucoup sur moi-même au travers de mes interactions avec ces Traumatisés Crânio-Cérebral (TCC).  Aussi, j’ai eu la chance de travailler avec une équipe soudée douée d’un grand sens de l’éthique qui ne comptait ni son temps ni ses efforts pour le plus grand bien de la collectivité que nous avions fini par former passant vacances, fêtes ensemble et célébrant tant les anniversaires que les petites et grandes douleurs émotives ou physique.  C’est un travail particulier ou se mêle l’intime (toilettes, soins corporel, confidences) le respect et un détachement professionnel pour évaluer chaque patient dont nous avons la charge.  Cela oblige à une gymnastique cérébrale qui pourrait s’apparenter à de la dislocation mais qui m’oblige aussi à m’auto-évaluer tout autant que les patients.
 
Maintenant que, suite au décès de mon père, je suis de retour en France et cherche un emploi, il me semble tout naturel de demander la validation de mes acquis d’expérience et diplômes étrangers.  Le CIEP a accordé une comparabilité pour ma License.  J’ai demandé une VAE comme AMP mais comme il me manquait quelques heures de travail, cette VAE a été rejeté.  Mon travail aux USA était un mélange des deux descriptions entre aide-soignant et AMP.  Ayant assez d’heures de travail pour justifier cette VAE, je le fais dans le but de reprendre une activité professionnelle, puis présenter une VAE comme AMP.  Si possible, j’aimerais me spécialiser dans la psychiatrie par la suite.

 
Description de votre expérience et de vos acquis professionnels
 
1 – Votre expérience dans l’aide et l’accompagnement d’une personne dans les actes de la vie quotidienne.
Vous parlez ici de votre expérience dans l’aide et l’accompagnement de personnes, y compris à domicile auprès de personnes ayant un certain degré d’autonomie.  Il s’agit de l’aide apportée pour les soins (toilette, habillage, repas, élimination ou déplacement, …) non pour le ménage ou les courses, ou pas uniquement.  Il peut également s’agir de soins en établissement ou auprès de personnes plus dépendantes.
 
        1 – Activités d’aide et d’accompagnement réalisées :
Quelles activités avez-vous fréquemment réalisées ? (toilette, habillage, repas, élimination ou déplacement, …)
 
        J’ai aidé à la douche, au toilettage en indiquant quoi, quand et comment procéder et si besoin rasant, lavant les pieds, le dos et autres endroit difficiles d’accès.  Pareil pour l’habillage, parfois aidant une personne ayant un handicap pour mettre ou retirer ses vêtements.  Pendant les repas, les portions sont servies parfois individuellement, dépendant du régime calorique des résidents, veillant à ce que chacun mange sa part et non fasse d’échange ou essaie de prendre une nourriture non recommandée.  Pour ce qui est de l’élimination, certains doivent nous appeler afin que nous constations qu’il y a bien eu un mouvement de matière fécale (BM).  Pour ceux qui sont en surveillance liquide, ils doivent boire une certaine quantité d’eau par jour, y compris au repas, tout cela étant consigné par écrit pour le roulement des équipes soignantes.  Si un résidant est en chaise roulante nous pouvons aussi les aider durant leurs déplacements ce qui comprend : « Aller faire des course, aller aux cinémas, restaurants, théâtres et autres lieux de divertissements, voire des parcs d’amusements, et aussi au travail, à l’hôpital, prendre leur poids, visiter de la famille dans certain cas, liste non exhaustive. »
 
Dans quel lieu ? (Quel type d’établissement ou de structure)
        Divers établissements de six lits pour la réhabilitation dans une structure gérant plusieurs de ces établissements et ayant un centre d’une trentaine de lits où les patients sont examinés avant d’être placés dans d’autres structures le cas échéant.
 
Quels types de personnes avez-vous aidé ?
        Principalement des TTC de tous âges et conditions.

 
        2 – Dans votre expérience, choisissez deux situations où vous avez accompagné des personnes pour la toilette, l’habillage, le repas, l’élimination et le déplacement.
 
Situation 1 :
Décrivez la situation :
Qui était la personne aidée ? (Par exemple son âge, sa culture, ses habitudes, …)
        La personne aidée est un citoyen Américain vers les soixante-six ans, ancien spécialiste électrique des catapultes sur porte avion, ancien photographe professionnel.  KB aime particulièrement les mets de type fast-food, à base de viande et de pommes de terre.  C’est un individu qui a remporté un prix de photographie, après avoir quitté la marine et qui eut un commerce prospère, une belle femme dont il déplore la séparation suite à l’accident d’auto dont il a été victime.  Un immigré sans permis d’aucune sorte à violemment heurté sa  Cadillac à l’arrêt ; Changeant pour toujours la vie de KB et de sa femme. Comme la personne n’était solvable, la situation financière de KB et sa femme est austère.  KB a eu deux filles. Une vie sans mari avec deux enfants dans une gêne financière assez forte.  Elle n’a pas le droit de visite sans l’accord de sa sœur qui est aussi la tutrice de KB.   La sœur qui a la charge légale de KB est une femme accomplie mariée à un très riche promoteur immobilier.  Elle est aussi assez avare et n’octroie qu’une maigre pension mensuelle.  KB est propre, assez autonome bien qu’en fauteuil roulant.  Il sait ce qu’il veut mais étant un ancien militaire, il sait aussi vivre dans les règles de la communauté.  Ses difficultés sont la mémoire, surtout concernant ses achats, une obsession à vouloir reprendre son ancien métier de photographe, le conduisent à dépenser rapidement sa maigre pension, ce qui conduit inévitablement à des frictions entre notre équipe et sa sœur et KB qui n’apprécie pas que l’on restreigne ses achats.  J’accompagnais ce résident en douche (individuelle, dans chaque « chambre ») pour lui rappeler de se laver toujours de la même façon, pour être sûr qu’il n’oublie rien et aussi pour le transfert du fauteuil roulant à celui de douche.  Aussi, je lui lave les pieds et les mollets.  Il faut aussi enlever le soir ses bas de contention et les remettre au matin car il ne peut pas le faire par lui-même.  Je lui apporte ses médicaments, veuille à lui rappeler de se rincer la bouche et effectue aussi le transfert au lit.  Lorsque les capacités cognitive du résident ont diminuée, je devais aussi être présent prêt à l’assister à chaque utilisation des toilettes car il lui arrivait de tomber lors du transfert qu’il faisait très bien quelques mois auparavant.  Pour les repas, KB demandait ses couvert, avait sa place à table et était toujours parmi les premiers à venir manger, surtout s’il y avait des pommes de terre sous n’importe quelle forme.  Il détestait la cuisine Mexicaine et utilisait des plats de substitution payés à ses frais car il est entendu qu’il faut l’encourager à manger varié.  KB aimait aller faire des courses et malgré ses faible ressources, dépensait sans compter pour faire un cadeau à sa femme : anniversaires, Saint-Valentin, Noël etc… qu’il aimait tant.  Malheureusement, celle-ci étant souffrante d’un Alzheimer, il me fallait aussi assister à leurs réunions pour éviter que KB ne se montre trop tendre avec elle.

 Dans quel endroit étiez-vous ? Etiez-vous seule ou avec d’autres ?
 
J’étais seul avec le résident au moment de la toilette et des éliminations.  En communauté ou en public pour les repas quelques fois au restaurant, les courses en hyper-marchés, bien sûr l’hôpital, les exercices physiques (aux soins d’une spécialiste) les réparations pour sa chaise roulante et les réunions de couple ou je restais à portée d’oreille sans être vu.
 
Quelle aide avez-vous apportée à la personne ? Décrivez concrètement ce que vous avez fait.
 
Je crois que c’est une aide morale que je lui ai surtout prodigué en ne le bousculant pas lors de sa toilette et autres moments intime.  En l’aidant à câbler une vieille chaine stéréo qu’il affectionnait comme en prenant le temps de l’écouter parler de ses projets de photos et en l’aidant avec son appareil photo dont il avait parfois du mal à se rappeler certain réglages.  Pareillement pour les courses, nous faisions une liste, regardions l’argent disponible, envisagions la fin du moi et le besoin d’argent pour les autres sorties comme le restaurant ou le cinéma.  En aidant le résidant lorsqu’il avait « perdu » un objet et craignait qu’on le lui ait « enlevé ».  En dissipant des malentendus avec le comportement d’une autre résidente qui l’agaçait, en lui expliquant que celle-ci a des difficultés avec ses émotions et qu’elle ne l’agressait pas personnellement mais cherchait un exutoire et qu’elle savait quels boutons presser pour déclencher la colère du résidant. 
 
Pourquoi avez-vous procédé ainsi ? A quels besoins souhaitiez-vous répondre ?
 
Ce résident étant âgé d’une soixantaine d’années, vivant assez replié sur lui-même, un peu réfugié dans ses rêves de partir dans une maison de retraite avec sa femme qui lui manquait cruellement ; KB avait besoins avant tout de respect et de chaleur humaine, de se sentir compris.  S’il n’y avait pas un rapport de confiance entre KB et moi, j’aurai été plus une machine à autoriser, sanctionner, rapporter qu’une aide amicale, compréhensive, qui adoucit un peu sa condition qu’il vit avec amertume.  Ainsi je pouvais obtenir de KB une participation à des exercices de marche qu’il n’aimait pas faire sans en faire une confrontation.  Nous allions même quelques fois dehors lorsque le temps le permettait car KB adore le soleil.
 
Qu’est-ce qui vous a semblé important sur le plan de l’hygiène ? Qu’est-ce qui vous a semblé important pour respecter la personne ?
 
Plusieurs choses me sont apparues : Il avait beaucoup de linge de corps mais usé et troué qu’il fallait remplacer et jeter.  Aussi, une chaise de douche qui s’encrassait et la nécessité de nettoyer le carrelage de la salle de bain pour éviter les glissades et la contamination.  Aussi, pour respecter sa personne, d’être à portée de voix sans m’imposer lors de sa douche, de lui rappeler gentiment de se laver les mains avant d’aller manger et après s’être soulagé, ce qu’il oubliait fréquemment.   De balayer autour de son lit des miettes de chips qu’il aime manger en regardant la télé dans sur son lit.
 
Avez-vous essayé de développer les capacités et l’autonomie de cette personne ?
Avez-vous pu observer une évolution dans la situation de la personne ?
 
KB a un plan personnalisé que j’essayais de lui faire suivre qui comprenait de la marche et l’obligation de nous avertir pour chaque transfert.  Nous devions aussi l’inciter à devenir plus sociable.  Plutôt que d’être trop présent et de l’asphyxier par des conseils, j’essayais de lui faire aussi confiance que possible et s’il me demandait de le laisser faire son transfert de lui-même, je le laissais faire et s’il tombait, je l’aidais à se relever.  Mais KB ayant de plus en plus de problèmes cognitifs, les TCC sont souvent plus fragile cognitivement avec l’âge, son évolution est plutôt négative.
 
Situation 2 :
Qui était la personne aidée ? (Par exemple son âge, sa culture, ses habitudes, …)
SB est une jeune femme d’une trentaine d’année élevée plus ou moins par sa grand-mère.  Sa mère est une femme ayant moult aventures pour qui son enfant était plus une gêne qu’autre chose.  Sarah a grandi parmi les « white trash », vivant dans une caravane ou un mobile home, marié très jeune elle a une fille dont elle n’a pas la garde, SB utilisait aussi des drogues mais n’est pas alcoolique.  Elle est en fauteuil roulant suite à un violent accident de la route ; elle était passagère.  Le conducteur est en prison.  Elle ne veut pas d’hommes pour superviser sa toilette.  Elle s’est révélée par la suite assez paranoïaque et violente ainsi que voleuse et menteuse.  Elle et AC sont les deux seules femmes, les quatre autres résidents sont des hommes matures. Après quelques temps, elles s’accusaient de se voler leurs affaires et malgré son infirmité, SB essayait de battre AC.  SB a été transféré dans notre établissement en catastrophe à la suite d’une violente altercation avec un membre soignant d’une autre annexe ; et comme ceci c’était déjà répété, elle est venu chez-nous faute de place et ne devait pas y rester.  Son premier contact fut tout sourire et respectueux, sociable, pas de velléités violentes ni de caprices.  Nous avions reçu la consigne d’être très circonspect avec elle mais comme pendant plusieurs jours sont comportement montrait des signes clairs qu’elle se plaisait avec nous et essayait de s’inclure dans notre collectivité, nous la laissâmes aider avec la vaisselle, participer à d’autres petites tâches ménagères, comme de mettre les couverts et la laissions aller et venir comme les autres résidents.  Après quelques jours, ma superviseure et moi sommes allés à une conférence multiparti pour évaluer SB et décider vers quelle facilité elle sera transférée d’ici peu.  La psychanalyste nous a chaudement complimentés pour nos résultats avec SB.  Elle la trouvait méconnaissable, transformée, épanouie comme elle ne l’avait jamais vue en  sept ans.  Finalement, à notre stupéfaction et malgré la vive opposition de ma supérieure, il fut décidé de la laisser encore un peu plus longtemps sous observation chez nous et de transférer ses affaires dans notre « maison ».
 
Dans quel endroit étiez-vous ? Etiez-vous seule ou avec d’autres ?
 
J’étais seul avec le résident au moment de sorties pour les courses et aller au restaurant car elle nécessitait une attention de tous les instants (vols, discutions avec les hommes, difficultés à choisir, etc…).  En communauté pour la plupart du temps, dans notre facilité et quelques rares fois dans des lieux publics, avec d’autres handicapés ou je l’accompagnais comme au bowling.
 
Quelle aide avez-vous apportée à la personne ? Décrivez concrètement ce que vous avez fait.
 
J’ai essayé de développer une relation de confiance avec SB comme pour les autres résidents.  Cela m’a permis de travailler souvent avec elle pour des sorties ou je l’accompagnais.  Je décrivais à SB ce que nous allions faire, où nous allions aller, pourquoi, le temps que nous devrions passer sur cette activité.  Concrètement je lui disais que nous allions aller dans une boutique « Dollar Store », qu’elle aurait seulement cinq dollars à dépenser, qu’elle avait besoin d’acheter du savon, du parfum, des livres de mots fléchés, et peut-être quelque objet de son choix dans le magasin.  Qu’il ne fallait pas ennuyer les employés par des questions incessantes, ni accoster les hommes seuls, ou les femmes noires.   Que le temps pour faire les courses serait de trente minutes et qu’après cela nous irions à la caisse même si elle n’avait pas pu tout prendre.  Une fois dans le magasin, je devais constamment lui rappeler de ne pas voler de ne pas mettre tel ou tel objet qu’elle avait déjà mais dont elle ne se souvenait plus avoir la possession, que l’argent disponible ne lui permettait pas d’acheter ceci ou cela.  Qu’elle avait droit à seulement un paquet de bonbons sucrés, que sa liste comporte tel article qui n’est pas encore dans son panier, qu’il s’est écoulé tant de temps, qu’il ne nous reste que 10 minutes avant de devoir partir, que si elle ne se montre pas raisonnable nous n’irons pas au McDonald.  C’était des moments assez intenses pour moi et SB était tout excitée perdait son contrôle voyant dans ce petit magasin tant d’objet qu’elle convoitait et dont elle s’imaginait avoir le besoin urgent. 
 
Pourquoi avez-vous procédé ainsi ? A quels besoins souhaitiez-vous répondre ?
D’abord, je suivais un plan d’aide personnalisé mis en place par une équipe pluri disciplinaire de psychiatres et d’autres personnels soignants, incluant mes propres observations sur le comportement de SB.  Aussi, pour adoucir la sévérité de ce plan et pour motiver SB, je la laissais aller prendre un milk-shake ou autre gâterie à mes frais si elle se montrait coopérative.  Ceci fut inclus par la suite dans son plan personnalisé.
 
Qu’est-ce qui vous a semblé important sur le plan de l’hygiène ? Qu’est-ce qui vous a semblé important pour respecter la personne ?
 
SB était une personne assez propre mais qui pouvait passer une matinée pour prendre sa douche.  Il fallait donc la faire manger après sa douche bien que cela entrainait aussi des disputes.  Finalement, il fut décidé de la laisser manger d’abord et de la contrôler toutes les quinze minutes pour savoir où elle en était de sa toilette.  Même ainsi, chaque toilette prenait plusieurs heures et débordait sur son emploi du temps, lui enlevant du temps pour d’autres activités qu’elle affectionnait telle qu’appeler « sa famille » au téléphone ou faire des mots fléchés.  Ce qui entraînait de nouvelles disputes.  Nous avons évité de stigmatiser SB pour ces multiples larcins (serviettes, couverts, stylos, et autres menus objets qu’elle pouvait subtiliser aisément), surtout la nourriture appartenant à d’autres résidents.  Nous avons essayé de raisonner avec SB tout le temps lui expliquant les conséquences de ses actions et choix mais cela paraissait lui échapper.  Néanmoins, sa dignité a toujours été autant protégée que possible vis-à-vis des autres résidents.
 
 
Avez-vous essayé de développer les capacités et l’autonomie de cette personne ?
Avez-vous pu observer une évolution dans la situation de la personne ?
  Au début nous lui avions donc fait confiance, la laisser libre d’aller à sa guise et de participer aux travaux de la maison.  Ceci s’est révélé contre-productif car au travers de son aide, elle s’appropriait les objets qu’elle convoitant les croyant siens et cela créait une atmosphère lourde pour tout le monde.  Nous fûmes donc contraints de refuser l’aide de SB et de fermer à clefs certains placards pour éviter qu’elle n’y accède lorsque nous sommes occupés ailleurs par les autres résidents.  L’état mental de SB ne lui a pas permis de rester dans notre établissement, malgré un début prometteur, il lui fallut retourner dans une établissement avec des directive beaucoup plus strictes, occasionnant moins de dérapages mais plus de disputes car SB n’a jamais été disciplinée.
 
Au travers de ces différentes situations, quelles ont été les difficultés rencontrées et les points positifs ? Qu’avez-vous appris ?
  Les difficultés sont celles liés à l’application de plan personnalisés qui aident le résident à développer plus d’autonomie mais auquel ses derniers résistent avec plus ou moins de force selon leur caractère ce qui entraine des progrès plus ou moins lent voire des régressions comme dans les deux cas exposés.  L’un à cause de l’âge du résident qui affaiblit ses capacités cognitives ; l’autre la personnalité persécuté et indiscipliné.  Les points positifs sont toujours les mêmes, le développement d’une relation privilégié avec un individu, essayer de comprendre ses motivations, reflexes, limitations, plaisirs.  Essayer de mieux comprendre cette autre personne dont nous avons la charge.  J’ai appris que cette approche est bonne dans la plupart des cas, mais qu’en me rapprochant du patient, je deviens moins à même d’imposer mon autorité, ce qui est frustrant pour moi alors.  En fait, chaque patient à des besoins différents et c’est en travaillant en équipe, apportant les mêmes réponses à un résident que l’on peut les aider le mieux car sinon, nous sommes utilisés les uns contre les autres dans ce milieu clos et cela créé bien des jalousies entre résidents qui n’ont pas tous les mêmes privilèges et qui en souffrent.  Aussi, la personnalité « de base » du résident décidera de son évolution.  Des jeunes femmes de bonnes éducations sont arrivées à vivre quasiment totalement indépendante parce qu’elles le voulaient suffisamment fort pour endurer les exercices physique pénibles parfois pour regagner une meilleure mobilité, des plans de conduite parfois frustrants qui leur permet d’exercer un meilleur jugement, d’être moins sujet aux pulsions, de mieux se contrôler.  Ainsi, mon travail personnel s’inscrit dans celui de toute l’équipe et il est capital pour les résident que nous soyons aussi consistent que possible dans l’application de plan personnalisés auxquels nous participons et faisons évoluer par nos observations.  Une relation privilégiée avec les résidents n’est possible qu’avec une équipe soignante très motivée, solidaire avec un haut sens d’éthique.  D’être celui par lequel on aimerait être soigné si la situation était inversée. Personnellement, je trouve important de m’adresser à chaque résident comme à être humain d’abord, de malade ensuite ; c’est pour moi la clef de la motivation et du succès de la thérapeutique.
 
2 – Votre expérience d’observation et de mesure de l’état d’une personne.
Il s’agit de parler de votre expérience de mesure des paramètres vitaux.
 
        1 – Observation de l’état clinique d’une personne et mesures réalisées :
Quels paramètres vitaux ou signes avez-vous mesurés ou observés fréquemment ?
(Température, diurèse, fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, poids, taille, état de la peau et des muqueuses, signes de détresse et de douleur)
Pourquoi ? (En lien avec quel risque ?)
Avec quels outils ? Quelles courbes de surveillance avec-vous réalisées ?
 
Je sais prendre la température axillaire,  frontale, buccale, tympanique, annale avec les thermomètres appropriés.  Je sais prendre les pulsations d'un patient.  Je sais prendre la tension artérielle d'un patient afin d'observer ses paramètres vitaux.
Je sais observer les muqueuses et l'état de la peau, afin de déceler toutes rougeurs, plaies, ou début d'escarre en utilisant les échelles de Norton ou Braden[1].  Je sais observer et détecter tout changement de comportement chez une personne démente, et éviter l'aggravation de ce comportement, tout changement de comportement peut nous faire penser à une douleur non-exprimée.  Des médicaments sont disponibles contre la douleur, ils sont prescrits par le médecin quant à la fréquence et la quantité.
Je sais remplir une grille d'observation de l'équilibre alimentaire chez la personne, à l'aide de la grille Mini Nutritional Assessment (M.N.A.), afin de déceler tout trouble de l'alimentation.  Je sais observer une diurèse,  noter sa quantité, et la vidanger. Je sais également pratiquer un test avec une bandelette urinaire, afin de détecter tout risque d'infection urinaire. Je sais observer l'état des selles, et en prélever des échantillons.
 
Dans quel lieu ? (Quel type d'établissement ou de structure)
Etablissements de six lits pour la réhabilitation dans une structure gérant plusieurs de ces établissements et ayant un centre d’une trentaine de lits où les patients sont examinés avant d’être placés dans d’autres structures le cas échéant.  Hôpital et EMT de quinze jours à la maison de retraite « Les Bégonias ».
Auprès de quels types de personnes, patients ?
Principalement des TTC de tous âges et conditions.
 
2- Choisissez deux situations dans lesquelles vous avez identifié un changement d'état de la personne ou un risque :
 
Situation 1 :
Décrivez la situation :
Qui était la personne auprès de laquelle vous êtes intervenu ? Quel était son état (par exemple, sa maladie, ..)
 
KB est un ancien marin et photographe paralysé des jambes, il se déplace en chaise roulante.  Il a une soixantaine d’années, un poids encore correct pour sa taille mais grossit.  Il est affecté par des troubles cognitifs de mémoire.  Il n’aime guère les exercices et porte depuis peu des bas de contentions.
Dans quel endroit étiez-vous ? Étiez-vous seule ou avec d'autres ?
J’étais seul dans la chambre de KB seul au moment de l’aider à faire sa toilette vers 19H30 comme convenu. 
Quelles observations ou mesures avez-vous réalisées ? Décrivez concrètement ce que vous avez fait.
Alors que j’aide KB à retirer ses bas de contentions, je remarque une petite croûte rougeâtre, deux trois centimètres au-dessous du genou gauche.  Je demande au résident s’il a remarqué cette rougeur ? Si cela le démange, a-t ’il une idée de quand elle a pu apparaître ?  Se souvient-il s’être heurté ?  Mais le résident est tout étonné de cette petite rougeur et ne s’en préoccupe absolument pas.   Je décide tout de même de noter l’aspect et la dimension de la rougeur, puis d’en prendre une photo, pour le cas où.  Ensuite, nous procédons à la toilette comme d’habitude.
 
Avez-vous observé des éléments particuliers montrant une détresse, une douleur, quelque chose d'anormal ? Quel était le risque ?
Je n’ai observé ni détresse, ni douleur car interrogé le résident affirme découvrir cette rougeur avec moi.  La peau tut autour semble normale, hormis une légère rougeur tout autour de la croûte.  Mais comme cette croûte était anormale et KB est sujet à des escarres à cause de son manque d’activité physique, cela m’a alerté.
Qui avez-vous alerté ?
Quelles informations avez-vous transmises ?
Hope Network a développé une procédure dans laquelle je remplis un rapport d’incident ou je décris aussi précisément que possible l’anomalie constatée : date, heure, position sur le corps, taille, aspect, odeur, sécrétion etc…  Par courrier électronique j’envoie aussi la photo pour que l’infirmière (qui réside dans le bâtiment principal à quelques kilomètres de nous) puisse avoir une meilleure idée de la condition du résident.  Une copie est faite à ma supérieure et l’équipe multi disciplinaire est également avertie de ce rapport d’incident.  Pareillement, dans le journal que nous tenons pour chaque prise de service et pour chaque résident je note cette anomalie et signale la photo pour référence.  Egalement, dans le journal inter-roulement, je notifie cela pour que les autres équipes puissent surveiller l’évolution de cette croûte.
Situation 2 :
Décrivez la situation :
Qui était la personne auprès de laquelle vous êtes intervenu ? Quel était son état (par exemple, sa maladie, ..)
GB est un nouveau résident.  Il est âgé d’une soixantaine d’année.  C’est un solitaire, taciturne.  Ancien alcoolique, braconnier, vivant de petits travaux et ayant passé beaucoup de temps en prison, il était brutal avec ses enfants.  Divorcé, ayant eu un terrible accident de voiture il n’a ni conscience du temps qu’il est comme de celui qu’il fait, il ne fait pas la différence entre jour et nuit et chaud et froid.  Il semble vivre dans un perpétuel état d’hébétude.  Je suis intervenu à la demande d’une collègue qui l’aidait à faire sa toilette.  Lorsque j’arrive GB est dans un état de colère : regard fixe, yeux injectés de sang, muscles contractés son torse oscille tandis que ses bras ont les muscles bandés, les poings fermés il semble vouloir frapper.  Son élocution est incohérente, ma collègue me décrit rapidement la situation, la crise est arrivée lorsqu’elle a refusé de le raser, chose qu’il fait habituellement de lui-même.  Comme je dais GB maniaque du rasage, il faut le lui déconseiller car il se rase si souvent que sa peau est irritée.  Ma collègue et moi échangeons nos postes.  Je reste seul, littéralement le dos collé au mur à quelques pas de GB toujours furieux mais qui surpris par le changement de personnel commence à se calmer.  J’essaie de rester calme, de contrôler ma respiration, de parler de façon simple et directe à Greg, utilisant une technique de désescalade apprise à Hope Network.  Malheureusement, le dialogue n’étant pas facile, j’essaie de calmer GB en lui offrant de le raser.  Je sais GB misogyne et raciste, ma collègue remplit ses deux conditions.  Comme GB est toujours assez nerveux, qu’il est tout nu et commence à trembler consécutivement à toutes ses émotions, redoutant qu’il échappe à tout contrôle, je lui propose d’utiliser un rasoir neuf et nous voilà de nouveau copains.  GB se calme et même accepte de se laver les dents et mettre du parfum, ce qu’il consent toujours de mauvaise grâce. 
Avez-vous observé des éléments particuliers montrant une détresse, une douleur, quelque chose d'anormal ? Quel était le risque ?
 Mis à part l’aspect physique de grande colère de GB, il n’y avait ni douleur ni détresse.  On contraire, pour la première fois GB semblait sortir de son apathie générale par une colère noire.  Le risque était assez élevé, car quelques jours après, dans les mêmes conditions, il fit un trou dans le mur de la salle de bain en évitant de peu le visage de la jeune aide-soignante.
Qui avez-vous alerté ?
Quelles informations avez-vous transmises ?
J’ai rédigé un rapport d’incident ou je décris aussi précisément et objectivement que possible la crise de colère/angoisse de GB à propos de son rasage.  Je le lis à ma collègue qui le signe également.  Par courrier électronique j’envoie une copie à ma supérieure (que j’ai également informée à son domicile) et à l’équipe multi disciplinaire est également avertie de ce rapport d’incident.  Pareillement, dans le journal que nous tenons pour chaque prise de service et pour chaque résident je notifie cet incident, également, dans le journal inter-roulement, je consigne cela pour que les autres équipes soient averties des sautes d’humeur de GB.
Au travers de ces différentes expériences, quelles ont été les difficultés rencontrées et les points positifs ? Qu'avez-vous appris ?
La première situation s’est révélée ennuyeuse car il s’agissait d’une plaie infectieuse résistante aux antibiotiques et il a fallu plusieurs semaines et des visites à l’hôpital pour que KB guérisse et que des mesures spéciales de désinfections soient instaurées pour que les autres résidents comme le personnel ne soient pas infectés à leur tour.  Cette plaie grandie d’environs quinze fois sa taille originale avant d’être réduite.  La nuit KB la grattait et empêchait celle-ci de se cicatriser.  Une fois cela su, sa guérison commença.  J’avais noté cette croûte plus par zèle, respectant les procédures, que pensant qu’elle signalait un tel souci pour KB et nous-même.  Aussi, j’en ai tiré la leçon d’être aussi attentif que possible à toute lésion cutanée, aussi insignifiante soit-elle, particulièrement chez un sujet à risque.  Le cas de GB s’est révélé plus problématique dans le long terme.  Il devint de plus en plus colérique et compulsif comme il sortait de sa torpeur.  Le manger, son linge, le rasage (encore et toujours) devinrent sujets à des crises d’angoisses de plus en plus fréquentes et les autres résidents en furent aussi affectés.  GB en vint même aux mains avec d’autres résidents et il dû repartir pour un établissement moins libéral que le nôtre.  Une fois de plus le biais d’une relation forte et individualisée m’a servi à calmer GB mais pas toujours.  Heureusement, nous avions des médicaments, qu’il finissait toujours par avaler, pour le calmer.  Mais pendant des heures il restait en phase haute et mobilisait toute l’attention des aides-soignants ce que ressentaient les autres résidents qui eux-aussi nécessitaient notre attention.
 
3 – Votre expérience de réalisation de soins dans un contexte médicalisé
Il s'agit de parler de votre expérience de soins dans un contexte médicalisé (patients atteints de pathologie / situation nécessitant la prise en compte d'appareillages et matériels d'assistance médicale)
1 – Soins réalisés :
Quels types de soins avez-vous réalisés régulièrement dans ce contexte ? (soins liés à l'hygiène corporelle et au confort, à l'alimentation, à l'élimination, au sommeil et aide de l'infirmière à la réalisation de soins, ...)  Donner des exemples concrets et précis.
Toilette intime d'une personne porteuse d'une sonde urinaire, vidange du sac de rétention.
Toilette de patient ayant une déficience respiratoire, sous oxygène.
Soins de bouche.
Pose d'attelle.
Mise à disposition de matériel, compresses, produits, nécessaire au docteur pour un examen fluoroscopique.
Aide à l'infirmière pour la pose d'un pansement d'une personne opérée ou ayant une escarre,
Aide à l'infirmière à la prise de sang,
Habillage et déshabillage d'un patient sous oxygène ou sous perfusion,
Pose de bas de contention,
Aide à la prise de médicaments Medication Administration Record (M.A.R.).
 
Dans quel lieu ? (Quel type d'établissement ou de structure)
Plusieurs établissements de Hope Network, North Ottawa Comunauty Hospital (Service radiologie), EMT aux Bégonia.
Quels types de personnes avez-vous soigné ?
Principalement des TCC, quelques personnes âgées.
2- Choisissez deux situations de soin pour lesquelles vous avez eu à vous adapter à l'état de santé des patients dans des contextes médicalisés
(Patients atteints de pathologie/situations nécessitant la prise en compte d'appareillage et matériels d'assistance médical)
 
Situation 1 :
Décrivez la situation :
Qui était le patient auprès duquel vous êtes intervenu ? Quel était son état pathologique ?
MS., âgée d’une trentaine d’année, TCC avec un énorme problème d’attention, très facilement distraite et oublieuse de ce qu’elle fait.  Elle est aussi avidement à la recherche d’attention d’autrui.  Pour elle il n’y a pas de mauvaise manière d’obtenir l’attention des autres.  MS a eu une enfance martyre et une vie adulte malheureuse.  Suite à un accident de la circulation, en tant que passagère, elle est actuellement paraplégique, amputée des deux jambes à hauteur des ¾, à hauteur quasi pubienne, elle a aussi un anus artificiel (colostomie) et une sonde urinaire.
 
Dans quel endroit étiez-vous ? Étiez-vous seule ou avec d'autres ?
J’étais seul dans sa chambre.
 
Quel soin avez-vous réalisé ? Décrivez concrètement ce que vous avez fait.
Les mains lavées, rincées et séchées, je frappe à la porte de la chambre de MS. Et m’annonce ainsi que le motif de ma venue, j’attends  qu’elle me dise d'entrer.  J'arrive avec le sourire en la saluant et en lui rappelant le motif de ma venue dans sa chambre.   Le matériel nécessaire est dans la chambre de la patiente, certain produit placés hors de sa portée par sécurité.   J’explique à la patiente comment et pourquoi je vais procéder, vérifie qu’elle a comprise et qu’elle est coopérative.  Je lui rappelle que sa coopération est nécessaire et que nous ne devrions pas passer plus d’une heure pour effectuer cette toilette.  Je me lave et désinfecte les mains avec un produit à base d’alcool qui ne laisse pas les mains humide pour passer des gants à usage unique.  D’abord, je vérifie le niveau de matière fécale dans la poche de stomie.  S’il faut changer la poche, je procède comme suit :
Je prends une poche préalablement découpée par MS et vérifie combien il en reste.  J’utilise des compresses (certaines humides) non stériles, un sac en plastique, une bassine avec de l’eau tiède, un savon neutre ordinaire, deux ou trois lingettes pour sécher la peau.
• Je décolle la poche doucement en maintenant la peau avec un doigt
• Je jeter la poche dans un sac poubelle, je change de gants après m’être désinfecté les mains.
• Je tamponne avec précautions autour de l’orifice avec des compresses humides afin qu’il soit parfaitement propre.
• Je lave la stomie et la peau péristomiale à l’eau du robinet et éventuellement au savon.
• Je rince et sèche la peau péristomiale en tamponnant avec des compresses, lingettes.
• Je n’utilise  jamais utiliser de produits agressifs pour la peau (antiseptiques, éther, alcool, parfum…) qui assèchent la peau et qui risquent d’entraîner une irritation ou une allergie.
•  Je me désinfecte les mains, change à nouveau de gants et ’applique  la nouvelle poche en ayant eu soin de bien repérer la zone de contact avec la peau et la poche car je ne veux avoir à repositionner la poche.
• Ensuite, j'effectue la toilette intime, délicatement, d'avant en arrière, afin de ne pas transmettre de germes vers le méat urinaire.  Je lave également le tuyau de la sonde depuis le méat urinaire à l'extérieur, je rince et sèche.  Je vérifie que le tuyau n'est pas « coudé », que les pansements qui guident le tube adhèrent bien, je vérifie également que la poche urinaire est bien installée, sans plis plus bas que la vessie de MS.  
• Ensuite, je range le matériel,  félicite MS pour son aide, me lave les mains et mets des gants pour procéder à la vidange du sac urinaire en ne contaminant pas le robinet.  J’explique ce que je vais faire et pourquoi à MS qi continue de me parler tout le temps de tout ce qui lui passe par la tête, j’essaie de rester concentré sur mes tâches.  Comme de noter le niveau d’urine dans le sac.
•Je désinfecte le robinet à l’ouverture et à la fermeture avec les compresses imbibées d’antiseptique.
• Si possible, je mets un pad sur le sol, autour du bocal, afin d’éviter tout risque de contamination.  J’ouvre le robinet au-dessus d’un bocal (l’embout ne doit pas toucher le bocal), je  laisse s’écouler les urines, puis referme le bocal.
•Finalement, je  m’assure que la poche est bien fixée en déclive au lit.
•Je remercie MS de sa patience, l’écoute encore me parler de tout et de rien, pendant que je vide le container dans les toilettes, puis le rince l’eau et au savon et le remets à sécher à sa place.  J’attends un moment propice dans la conversation décousue de MS qui ne souhaite pas me voir partir et lui souhaiter bonne nuit, mais pourtant, il le faut.
 
Comment avez-vous organisé votre soin en fonction de l'état de la personne ? Quel matériel avez-vous choisi et utilisé ? Pourquoi ?
J'ai pensé à préparer mon matériel, j'ai adopté ma communication au regard de la pathologie de la patiente. Pour plus d'efficacité j'ai effectué le soin de la patiente dans son lit monté à ma bonne hauteur.
Qu'est-ce qui vous a paru important pour l'efficacité du soin ? Pour adapter le soin à l'état de la personne ?
Pour l'efficacité du soin, j'ai préparé mon matériel calmement tout en écoutant MS me parler.  Je me suis mis en face de MS pour l’interrompue quelques fois avec des phrases courtes, faciles à comprendre, pour lui expliquer ce que je vais faire, afin qu’elle puisse éventuellement me guider car elle est très attentive à ce genre d’opérations.
 
Qu'est-ce qui vous a paru important pour le confort de la personne soignée ?
Pour son confort, j'ai veillé à ce que le tuyau du sac urinaire ne soit pas coudé, j'ai veillé à ce que la poche soit installée correctement sur le lit et j'ai veillé à ce que les sparadraps qui guident le tube soient bien adhérents et bien positionnés.  Pour le confort de la personne soignée, j'ai su, en fonction de ses besoins de communication rester à l’écoute par grognements, hochements de tête tout en préparant mon matériel dans sa chambre. J’ai su adopter également un comportement calme, sans stress, à l'écoute, respectueux, disponible pour la patiente.  Ce qui est aussi important pour elle que les soins prodigués.
 
Qu'est-ce qui vous a paru important sur le plan de l'hygiène et la sécurité ? Par rapport à quels risques ?
 
J'ai respecté l'hygiène de la personne, par la toilette intime de haut en bas ainsi que pour la toilette du tuyau de la poche urinaire.  Je me suis lavé les mains, désinfecté et mis des gants à usage unique assez souvent pour être sûr de ne rien contaminer par inadvertance.  Parfois lors du changement de sac de stomie, de la matière fécale peut s’écouler de l’orifice artificiel.  Il faut donc faire vite et rester attentif.
 
 
Situation 2 :
Décrivez la situation : Le matin au réveil, pose des bas de contention.
Qui était le patient auprès duquel vous êtes intervenu ? Quel était son état pathologique ?
KB est un ancien marin et photographe paralysé des jambes, il se déplace en chaise roulante.  Il a une soixantaine d’années, un poids encore correct pour sa taille mais grossit.  Il est affecté par des troubles cognitifs de mémoire.  Il n’aime guère les exercices et porte depuis peu des bas de contentions.
Dans quel endroit étiez-vous ? Étiez-vous seule ou avec d'autres ?
J’étais seul dans la chambre de KB seul au moment de l’aider à faire son lever vers 7H15 comme convenu. 
Quel soin avez-vous réalisé ? Décrivez concrètement ce que vous avez fait.
Je prépare le matériel : bas de contention, talc, lit à ma hauteur.   Le patient est couché sur le dos.  Je talc les jambes afin que les bas glissent mieux sur la peau des jambes du patient.  Je passe sur le pied un embout en soie, puis, je mets des gants en vinyle.  J'introduis ma main à l'intérieur du bas jusqu'au niveau du talon. Je le saisis bien au centre et retourne le bas jusqu'au niveau du talon. J'introduis alors le pied du patient à l'intérieur du bas et positionne correctement le talon au centre de la poche du talon. J'ajuste les orteils, afin qu'ils dépassent légèrement du bas. Je retourne et fais glisser progressivement le bas le long de la jambe. Je glisse le bas jusqu'à la cuisse puis refait de même avec l'autre jambe. Je vérifie qu'il n'y ait pas de plis et qu'il ne soit pas trop tendu.  J'informe KB qu’il peut continuer à s’habiller et lui fournis un peu d’aide, spécialement avec le pantalon qu’il met encore allongé sur son lit.  Je l’aide à basculer en position assise en bougeant ses jambes pendant qu’il s’assoit. Je vérifie que les pieds du résident touchent terre et soient bien à plat sur le sol.  KB est bien réveillé et a hâte de faire le transfert pour aller aux toilettes.  Le fauteuil est posé à un angle de 45° à côté du lit.  KB met ses bras autour de mon coup, je mets mes bras sous ses aisselles, me lève et le soulève, fait un quart de tour sur ma droite, dépose KB dans son fauteuil roulant avec douceur.
 
Comment avez-vous organisé votre soin en fonction de l'état de la personne ? Quel matériel avez-vous choisi et utilisé ? Pourquoi ?
Pour effectuer la pose de bas de contention, il faut que le patient soit allongé, depuis au moins 20 minutes. Le patient était couché dans son lit.
J'ai préparé l'environnement, fais de la place dans la chambre afin d'éviter tout obstacle lors du transfert du patient.
J'ai mis des gants en vinyle et du talc afin que le bas glisse sur la peau sans abîmer les bas de contention.
J'ai bien expliqué au patient le soin apporté.
 
Qu'est-ce qui vous a paru important pour l'efficacité du soin ? Pour adapter le soin à l'état de la personne ?
Pour l'efficacité du soin, le patient était allongé, pour la pose des bas de contention, et que ces bas ne présentent pas de plis, ni qu'ils soient trop tendus.
KB est habitué aux bas, est un lève tôt et aime démarrer sa journée tôt.  J'ai veillé à lever le patient doucement afin qu'il n'ait pas de chute de tension, « lever les yeux, lever la tête, bien respirer profondément, pieds posés bien à plat au sol ».
 
 
 
Qu'est-ce qui vous a paru important pour le confort de la personne soignée ?
J’ai bien respecté l’ordre de notre routine matinale à laquelle le patient est bien habitué, aussi en confiance et de bonne humeur la journée commence bien. 
Pour le confort de la personne soignée, j'ai veillé à adopter un environnement calme et j'ai dégagé la chambre pour avoir de la place lors du transfert du patient.
Pour le confort du patient, j'ai bien expliqué les gestes qui allaient être effectué et vérifié s’il avait compris, afin de le mettre en confiance.
J'ai veillé à lever le patient doucement afin qu'il n'ait pas de chute de tension, « lever les yeux, lever la tête, bien respirer profondément, pieds posés bien à plat au sol ».
 
Qu'est-ce qui vous a paru important sur le plan de l'hygiène et la sécurité ? Par rapport à quels risques ?
Sur le plan de l'hygiène, j'ai vérifié que les jambes du patient soient nettes de rougeurs ou autres signe d’une lésion de sa peau.  J'ai vérifié à ce qu'il n'y ait pas de plis des bas sur la peau.
Je mets le lit à hauteur afin de préserver mon dos.  Je baisse le lit pour que le patient pose ses pieds bien à plat au sol, qu’il se sente en confiance et détendu pour un transfert en souplesse.
Afin de protéger les bas de contentions, j'effectue la pose avec des gants vinyle et un embout en soie.
Le fauteuil est à 45°, les freins serrés et je sais exactement comment me positionner avec un pied entre les jambes du résident et l’autre pied sur ma gauche afin de pivoter aisément, d’un seul mouvement.
J'ai dégagé et fait de la place dans la chambre du patient, afin que nous ne soyons pas gênés lors du transfert.
 
A travers de ces deux expériences, quelles ont été les difficultés rencontrées et les points positifs ?
Qu'avez-vous appris ?
Que la communication et une procédure bien établie étaient clefs de soins bien réussit.  MS est très distraite mais sait fort bien les soins qu’il me faut lui dispenser et son bavardage incessant est une occasion pour elle de se vider d’un trop plein émotionnel.  Bien que sa routine varie en fonction des circonstances, la résidente peut fort bien aider dans l’application de ses soins.  Il faut être très concentré avec MS et rester calme afin que la situation ne tourne pour le pire.  Le résident KB est aisé le matin, connaît parfaitement sa routine et il suffit de l’aider, de l’assister plutôt que de vouloir le diriger, ce qu’il n’aime pas.
 
4-Votre expérience de l'installation et de mobilisation des personnes
Il s'agit de parler de la façon dont vous installez la personne dans son lit, son fauteuil, à la toilette,..., et de la façon dont vous aidez la personne à marcher et à se déplacer.
 
1 – Activités d'installation et de mobilisation réalisées :
Quelles installations avez-vous réalisées au cours de votre expérience professionnelle ? Quelle aide aux personnes pour un déplacement ou pour la marche ? Donnez des exemples concrets et précis.
 
-J'effectue les transferts de personnes.
-J'installe ces personnes à table.
-J'aide à la marche une personne avec déambulateur.
-J'effectue les transferts et mise au lit et lever d'une personne amputée des deux jambes.
-J'effectue les transferts lit-fauteuil / fauteuil-toilettes / fauteuil-lit fauteuil/véhicule de transport.
-J'installe un patient alité pour le repas.
 
Dans quel lieu ? (Quel type d'établissement ou de structure)
Plusieurs établissements de Hope Network, North Ottawa Comunauty Hospital (Service radiologie), EMT aux Bégonia.
Quels types de personnes avez-vous aidé ?
Principalement des TCC, quelques personnes âgées.
 
2 – Choisissez deux situations d'installation ou de mobilisation :
 
Situation 1 :
 
Décrivez la situation : Transfert lit fauteuil roulant.
Qui était la personne aidée ?
 MS., âgée d’une trentaine d’année, TCC avec un énorme problème d’attention, très facilement distraite et oublieuse de ce qu’elle fait.  Elle est aussi avidement à la recherche d’attention d’autrui.  Pour elle il n’y a pas de mauvaise manière d’obtenir l’attention des autres.  MS a eu une enfance martyre et une vie adulte malheureuse.  Suite à un accident de la circulation, en tant que passagère, elle est actuellement paraplégique, amputée des deux jambes à hauteur des ¾, à hauteur quasi pubienne, elle a aussi un anus artificiel (colostomie) et une sonde urinaire.
 
Dans quel endroit étiez-vous ? Étiez-vous seule ou avec d'autres ?
J’étais seul dans sa chambre.
 
 
Quels gestes avez-vous réalisés ? Pourquoi ? Décrivez concrètement ce que vous avez fait.
 
J'explique à la résidente que je vais, à l'aide du lève-personne, l'installer dans son fauteuil afin de l'emmener prendre son petit-déjeuner. Je m'assure que MS est prête et d’accord.  J'aménage l'environnement autour du lit, afin de ne pas être gênée lors de l'utilisation du lève-personne.  J'emmène le lève-personne dans sa chambre en vérifiant les batteries de celui-ci. Je le place perpendiculaire au lit à ma hauteur, écarte les pieds de celui-ci afin d’obtenir un bon centre de gravité.  J'installe le fauteuil freiné en bout du lit.  Je baisse la barrière du lit, fais pivoter MS sur un côté afin d’installer le harnais qui a été préalablement nettoyé.  La refais pivoter dans l’autre sens (vers moi) pour développer le harnais.  Je repositionne MS sur le dos de façon à ce que le harnais soit bien disposé pour ne pas la gêner, lorsque je la lèverai.  Je passe le harnais de l'élévateur derrière son dos, puis en dessous de ses « jambes ».  Je m'assure que le harnais est bien installé qu’elle à les mains accroché aux lanières.  Je commence par descendre doucement le lit en surveillant comment la coquille du harnais se forme autour du corps de MS.  S’il y a inconfort, je peux remettre le lit en position haute et effectuer les réglages nécessaires sur le harnais.  Si tout va bien, et je le demande à l’intéressée, je continue de descendre le lit.  Si cela ne suffit pas, j’utilise le du lève-personne pour prendre plus de hauteur.  Enfin, j’avertie MS que je vais me positionner pour l’installer dans son fauteuil.  Le du lève-personne à toujours les pieds écartés et je le dirige de façon à ce qu’ils fassent un « V » avec le fauteuil au centre.  Je m’assure que MS est bien stabilisée et qu’elle atterrira dans une bonne position sur son fauteuil.  Je baisse le lève-personne jusqu’à ce que MS puisse saisir les accoudoirs de son fauteuil et en accord avec elle continue de descendre jusqu’à ce qu’elle repose dans une position confortable et défaits les harnais, éloigne le lève-personne, remets les pieds en position parallèle et le mets à charger si besoin est.  Ensuite, j’aide MS à ranger le harnais et ses sangles dans son fauteuil.  Je vérifie que le harnais ne risque pas de pincer sa peau.  J'accompagne la résidente à la salle à manger.
 
Quelles techniques et matériels avez-vous utilisés ? Pourquoi ?
J'ai utilisé l'élévateur en raison de la condition physique de MS., c'est une sécurité pour moi et la résidente.
 
Qu'est-ce qui vous a paru important au point de vue de la sécurité et du confort ? Pourquoi ?
Grâce à l'emploi du lève-personne, je peux transférer en sécurité la résidente. Pour la sécurité, je freine le lit et le fauteuil, je fixe correctement le harnais, j'aménage l'environnement autour du lit pour le transfert.  Je préviens le patient, afin qu'il ne panique pas lors du transfert. Je rebranche la batterie du lève-personne si nécessaire, je désinfecte après chaque utilisation.  Le lève personne protège aussi mon dos.
 
 
 
Quelles difficultés avez-vous rencontrées ? Comment avez-vous fait face à ces difficultés ?
MS est constamment bavarde et je dois bien me concentrer pour passer les courroies du harnais correctement ainsi que vérifier qu’il est dans le bon sens (coutures à l’extérieur).  MS est familière avec la routine et s’il y a le moindre problème n’hésitera pas à ma le signaler.
 
 
Situation 2 :
Décrivez la situation : Je dois aider un résident à marcher utilisant un déambulateur.
Qui était la personne aidée ?
KB est un ancien marin et photographe paralysé des jambes, il se déplace en chaise roulante.  Il a une soixantaine d’années, un poids encore correct pour sa taille mais grossit.  Il est affecté par des troubles cognitifs de mémoire.  Il n’aime guère les exercices et porte depuis peu des bas de contentions.
Dans quel endroit étiez-vous ? Étiez-vous seule ou avec d'autres ?
J’étais dans une résidence médicalisée de six lits pour TCC.
 
Quels gestes avez-vous réalisés ? Pourquoi ? Décrivez concrètement ce que vous avez fait.
KB pose sa chaise dos au mur et met les freins.  J’approche le déambulateur aussi près que possible de son fauteuil roulant, en centrant bien les pieds de KB.  Celui-ci met ses mains sur les poignées du déambulateur et se hisse à la force des bras pendant que je maintiens celui-ci.  Une fois le résident droit, il commence à marcher et j’observe sa position.   KB a tendance à mettre le déambulateur trop en avant et de marcher penché trainant ses pieds ; Il me faut le rappeler à l’ordre quelques fois pendant que nous accomplissons le cheminement prescrit, trois allers retours, matin, midi et soir.
 
Quels techniques et matériels avez-vous utilisés ? Pourquoi ?
Un fauteuil roulant le dos au mur car les freins ne peuvent totalement l’immobiliser lorsque KB s’érige et comme je suis seul avec lui, maintenant le déambulateur cette technique est très efficace.
 
Qu'est-ce qui vous a paru important du point de vue de la sécurité et du confort ? Pourquoi ?
Pour la sécurité et le confort de KB je veuille à ce que celui-ci porte ses chaussures orthopédiques, spécialement adaptées pour ce genre d’exercice.  Je veuille aussi à ce que les chaussure et roulettes avant du fauteuil soient bien alignées pour avancer au maximum le déambulateur et assuré une position verticale confortable et saine dès les premiers pas.
 
Quelles difficultés avez-vous rencontrées ? Comment avez-vous fait face à ces difficultés ?
Pour KB ce genre d’exercice est comme une punition.  Il se plaint tout le long de douleurs lorsqu’il bouge ses jambes et aussi de douleurs au bras et poignets dû à sa mauvaise position, vers laquelle il tend toujours à revenir.  Je lui explique combien cela est important pour son corps de bouger, pour faire circuler le sang et obtenir une meilleure autonomie et surtout pour le protéger des escarres et qu’il a tendance à prendre du poids en restant inactif.  KB, marche donc comme s’il allait au Golgotha.
 
5 -Votre expérience de communication auprès des personnes soignées ou aidées : 
Il s'agit de parler de votre relation avec les personnes aidées ou soignées. Vous pouvez aussi bien décrire des moments où vous avez accueilli ou informé des personnes que des moments d'échanges pendant les soins.
 
 
1 – Activités d'accueil, d'information et d'accompagnement réalisées :
Dans quel contexte avez-vous eu l'occasion d'accueillir, d'informer ou d'accompagner des personnes ? Donnez des exemples concrets et précis.
 
Accueil de personnes en court et long séjour
Accompagnement lors de sorties récréatives (kermesses, restaurants, spectacles, cafés, supermarchés, promenades, ...)
Accompagnement lors de sorties : coiffeur, dentiste, radiologie, pédicure, hôpital ...
Accompagnement pour la nuit aux patients ayant des difficultés à l'endormissement
Animation collective : Jeux vidéo (console Wii), jeux de cartes, lotos, dominos, Scrabbles.
Préparation d'un repas en commun.
Mise en place de la table pour le repas avec les résidents, nettoyage des tables, vaisselle, balayage, nettoyage des vitres, dépoussiérage...
Respect du protocole de communication verbale et non verbale, stratégie de gestion des troubles du comportement.
 
Dans quel lieu ? (Quel type d'établissement ou de structure) ?
Plusieurs établissements de Hope Network, North Ottawa Comunauty Hospital (Service radiologie), EMT aux Bégonia.
 
Auprès de quels types de personnes ?
Principalement des TCC, quelques personnes âgées.
 
2 – Choisissez deux situations de communication avec des personnes soignées ou aidées :
Situation 1 : Choisissez une situation plutôt positive
Décrivez la situation : Entrée d'une nouvelle résidente
Qui était la personne aidée ?
SB est une jeune femme d’une trentaine d’année élevée plus ou moins par sa grand-mère.  Sa mère est une femme ayant moult aventures pour qui son enfant était plus une gêne qu’autre chose.  Sarah a grandi parmi les « white trash », vivant dans une caravane ou un mobile home, marié très jeune elle a une fille dont elle n’a pas la garde, SB utilisait aussi des drogues mais n’est pas alcoolique.  Elle est en fauteuil roulant suite à un violent accident de la route ; elle était passagère.  Le conducteur est en prison.  Elle ne veut pas d’hommes pour superviser sa toilette.  Elle s’est révélée par la suite assez paranoïaque et violente ainsi que voleuse et menteuse.  Elle et AC sont les deux seules femmes, les quatre autres résidents sont des hommes matures. Après quelques temps, elles s’accusaient de se voler leurs affaires et malgré son infirmité, SB essayait de battre AC.  SB a été transféré dans notre établissement en catastrophe à la suite d’une violente altercation avec un membre soignant d’une autre annexe ; et comme ceci c’était déjà répété, elle est venu chez-nous faute de place et ne devait pas y rester.  Son premier contact fut tout sourire et respectueux, sociable, pas de velléités violentes ni de caprices.  Nous avions reçu la consigne d’être très circonspect avec elle mais comme pendant plusieurs jours sont comportement montrait des signes clairs qu’elle se plaisait avec nous et essayait de s’inclure dans notre collectivité, nous la laissâmes aider avec la vaisselle, participer à d’autres petites tâches ménagères, comme de mettre les couverts et la laissions aller et venir comme les autres résidents.  Après quelques jours, ma superviseure et moi sommes allés à une conférence multiparti pour évaluer SB et décider vers quelle facilité elle sera transférée d’ici peu.  La psychanalyste nous a chaudement complimentés pour nos résultats avec SB.  Elle la trouvait méconnaissable, transformée, épanouie comme elle ne l’avait jamais vue en  sept ans.  Finalement, à notre stupéfaction et malgré la vive opposition de ma supérieure, il fut décidé de la laisser encore un peu plus longtemps sous observation chez nous et de transférer ses affaires dans notre « maison ».
 
Dans quel endroit étiez-vous ? Étiez-vous seule ou avec d'autres ?
J’étais avec un collègue lorsque SB est arrivée pour la première fois chez-nous.
 
De quoi avez-vous parlé avec la personne ? Lui avez-vous apporté une aide ou un conseil ? Sur quoi ?
Dans un premier temps, je veille à respecter le protocole d'entrée de l'établissement :
Avant l'entrée de la patiente : Saisie des informations et transmission des données concernant cette patiente, ainsi que des médicaments et dossier médicale et fiches MAR.  Je téléphone à l’établissement qui l’hébergeait précédemment pour plus amples informations. J’emmène SB vérifier la propreté de la chambre et de son environnement, vérifie l'installation de linges et gants de toilettes, verre à dents, boite à savon, draps de lit adaptés.  Avec l’accord de SB je défais les valises, paquets et l'aide à installer ses vêtements sur des cintres dans son armoire. Je lui parle des horaires de l'établissement et du déroulement de la journée, je reste attentive en vérifiant si SB compris les explications, au besoin, je ré explique. Je lui montre ses toilettes, sa douche les boutons d’appel d’urgence.  Visiblement SB est dépassée mais anxieuse de plaire et de faire bonne impression dès son arrivée dans notre établissement.   Je la rassure, la calme et l’apaise.  Une fois son installation faite, nous lui laissons un peu de temps seule dans sa chambre pour se recueillir et décidons que si elle n’apparaît pas d’ici une vingtaine de minute nous irons la chercher pour lui faire visiter les lieux.  Pendant la visite des lieus, je lui montre le panneau d'affichage concernant les menus, l'animation de la journée. Puis, je lui présente les chambres voisines, quelques résidents qui ne sont pas de sortie ou au travail et reste auprès d'elle tout au long de la journée.  Je lui montre le solarium, les issues de secours. Je l'écoute aussi et l'invite à me poser des questions si nécessaires, je lui donne des conseils.   Afin qu’elle ne s’ennuie pas, je l’installe dans le salon principal devant la télé et la laisse choisir un programme à sa convenance.
 
Situation 2 : Choisissez une situation qui vous a posé des difficultés :
Décrivez la situation : Entrée d'un nouveau résident
Qui était la personne aidée ?
BG un homme d’une quarantaine d’années vivait en autonomie dans son appartement dans un complexe sous la supervision de Hope Network.  Il se médicamentait lui-même et allait à son travail en chaise roulante via Hope Network car il est paralysé au niveau du bassin.  Comme il ne prenait pas ses médicaments correctement et faisait des écarts important avec son régime de diabétique, il est arrivé plusieurs fois aux urgences de l’hôpital.  Décision a été prise de le transférer dans notre établissement, qui offre beaucoup de liberté aux résidents tout en les encadrants.
 
Dans quel endroit étiez-vous ? Étiez-vous seule ou avec d'autres ?
J’étais seul, ma supérieure était dans son bureau.
 
Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui était difficile ? Comment avez-vous réagi ?
BG sort du bureau de ma supérieure et celle-ci me demande de lui faire visiter les lieux.  Je procède comme pour SB mais le résident semble ne pas comprendre ce que je lui dis et m’oppose un visage fermé et inamical.  Visiblement BG n’est pas impressionné par note maison, nos installations, ni par le jardin.  Il grommelle inintelligiblement, puis repart vers le bureau de ma supérieur et hurle pour qu’elle vienne ; ce qu’elle fait.  BG lui dit ne rien comprendre à mes explications à cause de mon accent.  Ma chef lui explique qu’avec un peu de temps, comme tout le monde il me comprendra parfaitement, lui rappelle pourquoi il est ici, que je suis personnel soignant, qu’elle est mon supérieur et qu’elle ne veut pas être dérangée pour des caprices.  BG, une fois calmé entreprend de me raconter sa version des faits ayants entrainés sa venue.  BG est donc hâbleur, menteur et essaie de me manipuler.  Je l’écoute et comprends rapidement sa colère.  Il se croit très différent des autres TCC et est persuadé qu’il ne va pas rester chez nous.  Il est en plein déni et en colère après lui-même et le reste du monde.  Je l’écoute patiemment, essaie de rentrer dans son jeu en lui disant que si son comportement se révèle positif, il pourrait retrouver son autonomie passée mais qu’il lui faudra apprendre à se dominer.  Je lui rappelle les heures des repas, activités, lui donne quelques conseils sur comment respecter les autres résidents, puisqu’il est plus cognitif qu’eux.  BG finalement, s’en retourne dans sa chambre maussade.  J’espère qu’il a compris qu’un comportement discourtois et agressif le desservirait.
 
Votre expérience vous a-t-elle servi à améliorer vos relations avec d'autres personnes aidées ou soignées ?
Mon expérience m'a permis d'être flexible et qu’il y a un moment pour expliquer à un nouveau venu comment fonctionne la maison et un moment pour être à l’écoute de ses griefs.  Cela m’a aussi démontré l’importance d’être une équipe soudée.
 
6 – Votre expérience des locaux et du matériel 
Il s'agit de parler d'une expérience d'entretien des locaux et du matériel ou vous avez utilisé des techniques spécifiques aux établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux (par exemple, balayage humide, désinfection du matériel...)
1 -Entretien des locaux :
Quelles activités avez-vous réalisées ? Décrivez comment vous vous y prenez.
 
Je balaie et récure les chambres, les couloirs. Regarde pour des traces d’insectes : Fourmies, araignées et autres.
Participe au nettoyage de chambre pour un changement de résident.
J'entretiens les chambres, poignées de porte, interrupteurs, téléphones et les poubelles, les toilettes et la salle à manger.  Nettoie le micro-onde, le four, le bac vaisselle, lave-vaisselle, lingerie.
Je passe l’aspirateur pour le dépoussiérage des locaux : Bureaux et salons
L’hivers je ramasse la neige et jette du sable pour que les issues de secours soient toujours dégagées et que l’entrée soit sans gel.
 
Outils utilisés :
Balais trapézoïdaux trapézoïdales munis de réserve de produit nettoyant-désinfectant, pelle, seaux, balais ordinaire, aspirateur, serpillères,  lingettes humidifiées d’un produit désinfectant, chiffons de papiers, gants, sacs poubelles, chariot de ménage, chiffons de couleurs (jaune pour le mobiliers, vert pour les salles de bains, toilettes, etc…
 
Produits utilisés :
Eau de javel, Mr Propre, liquide vaisselle, CIF, désinfectants industriel de type Surfanios. Divers produit d’entretien courant dont le Lysol.  Pour le désinfectant industriel et autres produits dangereux, il y a une notice quant à leur utilisation et comment intervenir en cas d’accident avec.
 
 
Dans quels lieux ? (type d'établissement ou de structure)
Principalement des résidences de six lits sous le contrôle de Hope Network.
 
Pour quels types de malades ou pathologies ?
Procédure standard commune à toutes les résidences.  En cas de maladie contagieuse de type nosocomiale, on nous fournis des produits spéciaux et nous explique leur emploi selon les zones (tables, poignées de porte, toilettes, …) où il faut les utiliser ainsi que le temps nécessaire pour faire effet, généralement entre cinq et dix minutes.
 
2- Entretien des matériels :
Quelles activités avez-vous réalisées ? Décrivez comment vous vous y prenez.
Quotidiennement après chaque utilisation, j'effectue un nettoyage : lève malades, chaises-percées,  tables de la salle à manger, évier, carrelage, chaises, avec une lingette trempée dans un bidon rempli d’un liquide type Surfanios (nettoyant-désinfectant).  Aussi, en roulement de nuit, j'effectue un bon nettoyage des poignées des portes, des rampes d'aide à la marche, des accoudoirs des fauteuils, des dessus des tables de nuit, du chariot à linge, des robinets et lavabos, des barrières de lits, des battants de W.C. avec d'une lingette trempée dans un produit de type Surfanios ou Lysol.  Je procède aussi à un dépoussiérage du mobilier de la chambre à l'aide d'un chiffon doux. Lorsque je procède à la réfection d'un lit, je pense à vérifier la propreté des draps.  Une fois par semaine, le jour de la douche du patient, j'effectue un nettoyage des tables de nuit et armoires de toilettes (intérieure et extérieure), avec nettoyages des verres à dents, boites à savon, peignes, je change les draps et taies d'oreillers du lit du patient.  Une fois par mois j'effectue un nettoyage désinfection complet du lit du patient.  Tous les 6 mois ou lorsqu’il y a changement de résident : J'effectue un nettoyage des murs des chambres ainsi que de toute la salle d’eau et du mobilier.
 
Outils utilisés :
Chiffons, lingettes, seaux, dépoussiéreurs.
 
Produits utilisés :
Eau de javel, Mr Propre, liquide vaisselle, CIF, désinfectants industriel de type Surfanios. Divers produit d’entretien courant dont le Lysol.  Pour le désinfectant industriel et autres produits dangereux, il y a une notice quant à leur utilisation et comment intervenir en cas d’accident avec.
 
Dans quels lieux ? (type d'établissement ou de structure)
Principalement des résidences de six lits sous le contrôle de Hope Network.
 
Pour quels types de malades ou pathologies ?
Procédure standard commune à toutes les résidences et à tous les malades car aucins n’est en isolement.  En cas de maladie contagieuse de type nosocomiale, on nous fournit des produits spéciaux et nous explique leur emploi selon les zones (tables, poignées de porte, toilettes, …) où il faut les utiliser et le temps qu’il faut pour qu’ils agissent.
 
 
 
 
3-Par exemple :
Comment réalisez-vous l'entretien du sol et des surfaces, avec quels produits, de quelle façon et pourquoi ?
Pour l'entretien des surfaces carrelées, je les balaie d’abord, sous les meubles, je déplace les chaises.  Ensuite, les mains propres et désinfectées et  portant des gants j'emploie une lourde balayette et un seau contenant un produit de type Surfanios , en bidon mélangé à de l’eau.  J'effectue un récurage d’une chambre en procédant par des gestes en « 8 ». Quand le sol de la chambre est sec, je referme la fenêtre et refreine le lit, pour raison de sécurité.  Pour les salles d’eau, j’utilise de l’eau de Javel ou un liquide de type Surfanios. 
 
Comment faites-vous pour nettoyer et désinfecter un lit ou une chambre après le départ d'un patient de votre service ou unité ? (Produits utilisés, façon de faire ...)
Je désinfecte un lit en utilisant un chiffon vert (haut risque de contamination), un petit seau bleu avec une solution détergente désinfectante, un spray désinfectant et des gants à usage unique. Je mets les gants, je nettoie et désinfecte le lit en commençant par la tête du lit, la barre de pied puis je plie le matelas en deux, côté pied. Je nettoie le sommier, le cadre du lit, le dessous du matelas, je replie le matelas du côté tête et j'effectue la même manœuvre.  Je nettoie le matelas face patient, les quatre côtés, les barrières enfin je finis par le dessous du lit et les roues de haut en bas.
 
Qu'est-ce qui vous paraît important pour protéger la personne et vous-même de la transmission des infections ? Pourquoi ?
Il est important que j’effectue un lavage des mains adéquat avant et après la désinfection du lit avec la technique appropriée en respectant les règles d’hygiène et les protocoles de l’établissement. C’est par les mains que se transmettent les infections, pareillement pour les gants qui doivent être disposés immédiatement après usage, pour ne pas porter de contamination d’une chambre à l’autre.  Je ne dois pas avoir de bagues, ou de montre, les ongles sont courts. Je dois avoir une tenue propre, manches courtes, pas de parfum, tablier si besoin. J’utilise le plus possible du matériel à usage unique. Je nettoie et désinfecte après chaque utilisation le matériel utilisé ou souillé. Je respecte les circuits, linge propre, linge sale.
 
Comment vous occupez-vous du linge? (tri du linge, transport du linge, ...)
Je trie le linge sale dans un chariot prévu à cet effet. Il se compose de quatre sacs de couleurs différentes, rose, bleu, jaune et vert. Un couvercle recouvre chaque sac. Chaque couleur correspond à la répartition de linge différent (ex : sac bleu contient les draps, alèses...).Je remplie les sacs au deux tiers et les ferme dans le local prévu à cet effet avant de les déposer dans le container situé à l'intérieur.  Je décontamine mon chariot de linge sale.  Je ne mélange jamais le linge sale avec le linge propre et je ne mets jamais le linge sale sur le sol, le linge propre est stocké dans une armoire fermée dans le local lingerie. Je distribue le linge propre avec cette armoire.
 
 
 
Avez-vous déjà utilisé des protocoles d'hygiène ? Si oui, lesquels ?
J’ai utilisé les protocoles :
- du lavage des mains
- désinfection du mobilier ;
- l’isolement lors d’une BMR
- les accidents d’exposition au sang.
Les protocoles circuit du linge :
- linge propre
- linge sale
- linge isolement.
Les protocoles circuit des déchets :
- déchets domestiques : verres ;
- déchets à risque (piquants, flacons, déchets de soin, tous matériels de soins souillés...).
 
7 - Votre expérience de recherche et de transmission d'informations pour assurer la continuité des soins.  
Il s'agit notamment de parler des renseignements sur le patient que vous allez chercher soit auprès de l'infirmier (ou autre professionnel), soit dans des documents.
 
 
 
1 - Activités de traitement et de transmission des informations :
Quels renseignements allez-vous rechercher en arrivant sur votre lieu de travail? Auprès de qui ? Comment cela se passe-t-il ?
 
Via Internet, de chez moi, je peux prendre connaissance des transmissions que fait chaque roulement sur chaque résident.  Une fois sur place, nous avons environs quinze minutes pour un briefing inter-roulement.  Il y a aussi un cahier spécial ou sont consignés des notes prioritaires inter-roulement, par exemple des visites, des sorties, des urgences.  Aussi, chaque roulement à une feuille détaillée avec les occupations pour la journée : repas, nettoyages, activités pour les résidents, sorties (qui, quand, où).  Sauf  le roulement de nuit qui lui a une place à part dans le classeur avec une liste d’activité spécifique pour ce roulement, principalement le nettoyage et la désinfection des parties communes et des visites à faire pour s’assurer que les résidents dorment correctement, voire pour certain, leur rappeler d’utiliser les toilettes afin d’éviter des incidents.  Ensuite il y a les journaux tenus par chaque roulement pour chaque résident.  Il y a aussi des feuilles de type Excel© concernant les plans individualisé pour chaque résident.  Ils sont initialisés par l’aide-soignant qui a supervisé ces activités.  Il y a aussi un classeur dans lequel sont notés d’autres observations, pour chaque résident, quant à leur plan personnalisé de conduite ou des exercices physiques avec croquis.  Enfin, une partie spéciale d’un classeur concerne les soins médicalisés pour chaque résident, par exemple s’il est allé à selle, ou s’il a fallu donner un médicament pour abaisser les angoisses, des comportements répétitifs, des phrases prononcées de manière compulsive.  Un cahier est également tenu ou sont consignée les visites faites aux résidents.  Et l’agenda ou son notés les heures et lieux de prise ou de dépose des résidents.
 
Sur quels documents écrivez-vous? Qu'est-ce que vous écrivez ?
J’appose mes initiales sur le Medical Administration Record pour chaque médicament donné pour chaque résident à un temps spécifique.  Pareillement pour les exercices physique ou autres activités programmées, les soins tels que pommades, prothèses etc…  Aussi les journaux individuels, les feuilles Excel©, les transmissions inter-roulement ou les activités de nuit.  Tout est consigné, initialisés par celui qui en a pris la charge.  Pour certain résident posant des problèmes comportementaux, les rapports détaillés de leur écart (quand, où, combien de fois, de quel manière, origine, début, fin personnes impliquées incluant le personnel-soignant, etc…) sont aussi transmis par voie électronique aux spécialistes qui suivent ces résidents.  Mettre à jour les fiches personnalisées des résidents avec la participation de ceux-ci afin qu’ils prennent mieux connaissances des conséquences de leurs actes et conduite en général.
 
Quels renseignements sur les patients transmettez-vous ? A qui ? Quand ?
Je transmets des renseignements d’ordre général sur les transmissions afin d’assurer un suivi entre rotation de personnel.  Les renseignements détaillés concernant le comportement du résident sont consignés dans un classeur à part, lequel a aussi une partie pour les soins médicalisé (prothèses, soins de peau, ou tendances compulsives).  J’appose mes initiales aussi sur la feuille des activités prévues pour la journée pour mon roulement.  Si des activités n’ont pu être faites ou en cas d’évènements imprévus cela est noté dans cette feuille et aussi au transmissions.  Ces informations sont exclusivement partagées entre les membres de l’équipe-soignante de l’établissement concernée et les spécialistes qui suivent les résidents.  Des informations peuvent être partagées à certain membres de la famille ou tuteur qui ont la charge légale d’un ou plusieurs résidents.  Ces personnes sont identifiées dans le cahier de soins qui suit le résident depuis sa prise en charge à Hope Network.  Il y a la une feuille pouvant être photocopiée qui contient les informations privées nécessaire pour une admission aux urgences. 
 
2 - Secret professionnel :
Pouvez-vous décrire une situation où vous vous êtes posé la question du secret professionnel?
Le cas de KB est intéressant car il à trois filles mais seulement une à la charge légale de KB et elle insiste pour être immédiatement avertie de l’arrivée de ses sœurs.  Pareillement pour les laisser sortir avec KB, elle seule peut donner le feu vert.  Elle ne veut pas non plus que ses sœurs restent avec KB et ses petits-enfants qu’elles amènent aussi parfois, seules dans sa chambre et nous devons leur demander de rester dans les parties communes.  Pareillement quant aux questions de santé, d’argent, nous ne pouvons pas leur donner d’informations, elles doivent se référer à celle qui a légalement la charge de leur père.   Il y a constamment une fine ligne à préserver lors de telles visites entre convivialité et secret professionnel.
 
8 – Votre expérience d’organisation de votre propre travail au sein d’une équipe. 
Il s'agit de parler de la façon dont vous organisez votre travail de tous les jours.
Comment organisez-vous votre travail dans la journée ?
Qu'est-ce qui vous aide dans cette organisation (planning, réunions, ...) ?
Comment cela se passe-t-il avec vos collègues? Avez-vous des moments de rencontre ?
Chaque jour, si j’en ai le temps, je consulte via Internet les transmissions afin de savoir ce qui se passe.  Avant ma prise de service en binôme, nous nous entretenons avec la précédente équipe afin de savoir quelles sont les urgences et l’état d’esprit des pensionnaires, qui il faut aller chercher.  Cette information est cruciale car c’est sur cette base et la feuille des activités de la journée que nous nous répartissons les tâches et organisons les huit prochaines heures de vie en commun.  Nous avons aussi des réunions de travail une fois par mois, des séances d’entrainement ou de remise à jour de nos compétences professionnelles : Techniques de désescalades verbales, contenir physiquement un pensionnaire agité, faire des injections intra musculaire, etc…  Nous avons aussi des réunions avec les équipes d’autres facilités avec lesquelles nous sommes amenés à travailler parfois, par exemple pour remplacer un collègue.  Une grande attention est portée à la communication et comme nous avions une excellente cadre, notre esprit d’équipe était renommé dans tout Hope Network.  Si l’un de nous voyait que la précédente équipe avait oublié une tâche, nous essayons de la faire pour elle et vice-versa, ainsi le travail était toujours accomplit pour le bien être des résidents et il n’y avait ni rancune ni acrimonie dans notre équipe d’une vingtaine de personnes.  Chacun savait qu’il pouvait faire confiance à son vis-à-vis et notre cadre était toujours prête à dialoguer avec nous pour clarifier toute situation avant qu’elle ne dégénère. 
 
Avec qui travaillez-vous ? Quelles sont les différentes fonctions des personnes avec qui vous travaillez ?
Généralement nous travaillons travaillons en binôme soit avec la chef d’établissement, soit avec un collègue comme moi.  Nous nous répartissons les tâches en fonction de l’emploi du temps bien entendu mais aussi en fonction de nos préférences péronnelles et de celles des résidents.  Par exemple, j’aime conduire et je m’occupe donc de faire les allers retours pour prendre et déposer des résidents, les conduire faire des courses etc…  Mais si un résident préfère faire une sortie avec mon collègue, nous échangeons les rôles et je m’occupe des tâches internes et mon collègue part pour une activité extérieure.  Chaque activité, tâche est signée par celui qui en a assumé la responsabilité.  Ainsi, nous avions un mode de fonctionnement extrêmement souple et fluide qui satisfaisait tout le monde et où chacun était prêt à faire un effort supplémentaire pour la communauté que nous formions.  Une personne cependant avait en charge la responsabilité des médicaments durant tout le roulement afin d’éviter des erreurs et des mésinterprétations.  Evidemment, au cours de mes déplacements je suis amené à travailler au contact de tout le service administratif (directeur, directeur des ressources humaines, directeur des soins infirmiers, secrétariat, accueil…) des animateurs, de différents stagiaires, des  kinésithérapeutes, des bénévoles et même des services techniques qui fournissent du travail à certains de nos résidents et bien sur des docteurs en psychiatrie.
 
Que pouvez-vous décider seul ? A quel moment et pourquoi demandez-vous l'avis de l'infirmier ? (ou autre responsable)
Je peux décider seul des actes qui sont définis par les compétences de l’aide-soignant, que je viens de vous développer dans les huit points précédents. C'est-à-dire :
 
• Dispenser des médicaments, soins d’hygiène et de confort à la personne.
• Observer la personne et mesurer les principaux paramètres liés à son état de santé.
• Aider l’infirmier à la réalisation de soins lorsqu’il vient dans notre établissement.
• Assurer l’entretien de l’environnement immédiat de la personne et la réfection des lits.
• Entretenir des matériels de soin.
• Transmettre ses observations, par oral et par écrit, pour maintenir la continuité des soins.
• Accueillir, informer et accompagner les personnes et leur entourage.
• Accueillir et accompagner des stagiaires en formation.
• Décider d’une sortie, l’interrompre ou l’annuler en fonction du temps et de l’attitude des résidents.
• Mettre à jour les fiches personnalisées des résidents avec la participation de certains afin qu’ils prennent mieux connaissances des conséquences de leurs actes et conduite en général.
 
Je demande l’avis de mon cadre et de l’infirmier quand un acte ne dépend pas de ma compétence et je travaille alors en collaboration. Mais je peux demander leur avis à chaque instant, même dans mon rôle propre en cas de doute.
 
Décrivez comment vous vous êtes organisé face à un imprévu ?
Face à un imprévu, nous avons une liste des personnes de gardes avec leur N° de téléphone, hôpitaux et services d’urgences.  Cette liste est mise à jour chaque semaine.
 
Un nouveau résident, paralysé des jambes se plaignait de son avant-bras depuis quelques jours déjà.  Ce samedi-matin, il me montre un avant-bras rouge vif et gonflé.  Je téléphone à ma supérieure.  Comme l’infirmière ne travaille pas le samedi, je prends la décision d’emmener le résident MT au service des urgences pendant que tous les autres résidents sont soit avec nous ou ne rentrerons pas avant que la prochaine équipe arrive.  Je photocopie les documents nécessaires pour l’identification et l’admission de MT aux services des urgences.  Lequel prendra tout de même trois heures pour l’ausculter, lui faire une radio et le déclarer apte à réintégrer notre facilité.  Effectivement, il a avait un problème mais musculaire et douloureux mais rien d’alarmant.  Une fois rentré au bureau, je dois encore passer une heure à rédiger différents rapports dans les cahiers et courriers électronique sans compter un rapport d’incident.  Ignorant exactement de quoi souffrais MT et n’ayant pas d’antécédents concernant ce problème, j’ai préféré être trop prudent que pas assez.  Plus tard, je saurais que MT est un toxicomane et qu’abusant de la situation, il espérait quelques antidouleurs qui lui auraient procuré un bon voyage privé pour le week-end.   Grâce à la compréhension de ma supérieure et de mes collègues de travail, cela n’a que modérément affecté le rythme de la journée, j’ai simplement travaillé quelques heures supplémentaires cette fois-là.
 
 

 
DOCUMENTS ANNEXES
 

 
 
 
[1] Voir ces échelles dans l’annexe en fin de document.